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vendredi 9 avril 2010

L'UE "doit soutenir" la proposition marocaine d'autonomie, "seule option réaliste" au Sahara (institut Thomas More)


Bruxelles- L'Union européenne "doit soutenir" le plan marocain d'autonomie au Sahara, la "seule option réaliste" de sortie de crise, a souligné l'institut européen "Thomas More".

"L'UE doit soutenir la proposition marocaine d'autonomie, qui semble aujourd'hui la seule option réaliste de sortie de crise. Cette issue n'est envisageable que sur la base du plan marocain élargi afin de répondre à toutes les dimensions du conflit", indique le rapport de cet institut intitulé: "Pour une sécurité durable au Maghreb : une chance pour la région, un engagement pour l'Union européenne", présenté mercredi soir à Bruxelles.
En effet, la proposition marocaine, présentée au secrétaire général de l'ONU en 2007, prévoit la mise en place d'organes législatif, exécutif et judiciaire au niveau local, dont la compétence portera sur de nombreux domaines, affirme le document, ajoutant que "la voie des négociations directes entre les protagonistes, y compris en y associant l'Algérie, doit être privilégiée et soutenue par l'UE".
Les dernières négociations informelles entre le Maroc et le "polisario", qui se sont déroulées en février dernier près de New York en présence de l'Algérie et de la Mauritanie, sont "encourageantes", estime l'institut Thomas More qui voit dans la décision des parties de se revoir prochainement "une avancée qu'il convient d'appuyer".
Pour l'institut européen, ce conflit, vieux de trente ans, occupe le "premier rang" des blocages de la coopération dans la région du Maghreb, ajoutant que les enjeux de sécurité appellent également le renforcement constant de la coopération régionale, que l'UE se doit d'appuyer et de soutenir.
"Chacun connaît les freins que constituent certaines tensions interétatiques au développement de cette coopération pourtant indispensable", lit-on dans le document.
L'institut souligne, en outre, que l'attachement de l'Algérie aux principes d'autodétermination "s'accompagne d'un intérêt géoéconomique majeur que constituerait une voie d'accès sur l'Atlantique et la nécessité de demeurer cohérent avec un discours qui n'a pas évolué depuis 30 ans".
Pour le Maroc, précise la même source, "le maintien des provinces du Sud renvoie au principe fondamental d'intégrité territoriale, le Royaume ne peut donc consentir à une amputation conséquente de son territoire".
Quant au Front Polisario, il campe sur ses positions de peur de "voir disparaître sa raison d'être", mais au prix du maintien des réfugiés depuis 30 ans "dans l'exil dans les camps pour rien", souligne le rapport.
Et de poursuivre : "le déclin du Polisario, qui a perdu ses soutiens politiques et idéologiques de la guerre froide, fait également craindre un effondrement de l'organisation fragile des camps : la corruption au sein de la RASD, dirigée exclusivement par le polisario, le clientélisme appliqué dans l'attribution de l'aide humanitaire internationale, la monopolisation du pouvoir et l'immobilisme politique qui en découle sont de plus en plus mal acceptés par la nouvelle génération".
Parallèlement, le Maroc développe de fait le Sahara depuis 1979, conférant aux populations locales un niveau de vie "évidemment bien meilleur que dans les camps", affirme l'institut européen.
"Soucieux d'obtenir un consensus sur cet ambitieux projet, Rabat souhaite organiser un référendum de ratification du plan d'autonomie par les populations des provinces du Sud, et, compte tenu de la nécessité de réformer la Constitution du Royaume pour y intégrer le concept d'autonomie, réaliser également une consultation de l'ensemble du peuple marocain", poursuit le rapport.
"Personne ne peut dire aujourd'hui si l'indépendance du Sahara constituerait une option viable, si ce territoire ne risquerait pas de se transformer en zone grise propice à tous les trafics, à la prolifération du terrorisme et in fine à la déstabilisation de la région", met en garde l'institut.
Le rapport rappelle les déclarations du porte-parole du département d'Etat américain en 2008 selon lesquelles "un Etat Sahraoui indépendant ne pouvait être considéré comme une option réaliste", ainsi que celles de l'ancien représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Peter van Walsum, qui considère, quant à lui, qu'"il ne s'agit pas d'un objectif accessible".
Le rapport relève qu'il est "en tout cas certain que la sécurité de la zone ne peut admettre un +failed state+, surtout si ce dernier sert de nouvel alibi pour renforcer les crispations et le maintien sous tutelle des sociétés maghrébines".
Evoquant les frontières maroco-algériennes, le document estime que "la question plus globale de la fermeture des frontières entre l'Algérie et le Maroc, principal facteur de blocage du développement de la région depuis plusieurs décennies, doit également être posée et pourrait faire l'objet d'une attention toute particulière de l'UE dans le cadre d'une politique de promotion d'une intégration régionale enfin ambitieuse.
De l'avis des auteurs de ce rapport, le défaut de coopération intramaghrébine et d'intégration régionale conduit à la situation de "non-Maghreb" et constitue l'une des principales faiblesses de la zone.
"Si les domaines de coopération (énergie, transports, développement durable) sont connus et riches de potentialités, force est de constater que le chemin vers l'intégration sera encore long", écrit le rapport, ajoutant que cette intégration "constitue pourtant, sinon un préalable, du moins une condition essentielle de la sécurité durable des cinq pays concernés mais aussi de l'UE, car elle constitue la seule garantie de la maîtrise des espaces clés de l'Afrique du Nord".
Le rapport de l'institut Thomas More, basé sur de nombreux entretiens avec des responsables, des acteurs de terrain et des spécialistes de la région, et sur un voyage d'étude au Maghreb, a été réalisé par une équipe de chercheurs pluridisciplinaires.

jeudi 8 avril 2010

Des Sahraouis unionistes dénoncent les agissements de certaines personnes

Laâyoune, 07/04/10 - Des centaines de Sahraouis unionistes ont dénoncé les agissements au nom des droits de l'Homme de certaines personnes ayant visité dernièrement les camps de Tindouf en Algérie.
Lors d'un sit-in organisé, mardi soir devant l'aéroport Hassan 1-er à Laâyoune, à l'arrivée de ces personnes des camps de Tindouf via Casablanca, des Sahraouis unionistes ont dénoncé l'atteinte aux sentiments des Marocains et aux valeurs sacrées du pays.
Munis de drapeaux nationaux et de portraits de SM le Roi, les Sahraouis unionistes se sont déclarés contre le retour de ces "renégats" qui exploitent le climat de liberté et de démocratie au Maroc pour porter atteinte à son intégrité territoriale.
Ils ont également scandé des slogans appelant à faire face aux agissements de ces personnes pour mettre en échec les manoeuvres fomentées contre l'intégrité territoriale du Royaume avec l'appui de l'Algérie, tout en réaffirmant leur disposition à défendre les valeurs sacrées de la nation.
A l'issue de ce sit-in, l'Association le Sahara Marocain (ASM) s'est félicitée du patriotisme des Sahraouis unionistes marocains, qui se sont rués vers l'aéroport Hassan 1-er pour exprimer leur mécontentement et dénoncer avec force les propos fallacieux et mensongers du groupe de séparatistes.
L'ASM a, par ailleurs, appelé dans un communiqué toutes les forces vives du Royaume en général et celles des provinces du sud en particulier, à se mobiliser pour contrer les séparatistes à la solde des services de renseignements algériens.
Elle a appelé aussi les responsables algériens à adopter une politique de bon voisinage avec le Maroc et saisir la main tendue constamment par le Royaume pour le bien être des peuples frères algérien et marocain

L'initiative marocaine d'autonomie est " courageuse" (parlementaire malien)

Rabat - L'initiative marocaine d'accorder une large autonomie à ses provinces du sud est une " proposition courageuse ", a indiqué, mercredi à Rabat, le vice-président du parti politique Malien La Convergence pour le développement du Mali (CODEM), M. Mamadou Diakite.

"Nous félicitons et encourageons la proposition courageuse de SM le Roi Mohammed VI consistant à octroyer une large autonomie pour les provinces du sud", a affirmé M. Diakite dans une déclaration à la presse, à l'issue d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri.
Le vice-président de CODEM, 5ème force politique au Mali (le pays compte 124 partis politiques), a souligné " le soutien absolu et sans équivoque " de son parti à l'intégrité territoriale de tous les pays africains.
Les entretiens ont également porté sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale, a t-il indiqué, soulignant que le Maroc est un "partenaire essentiel" du Mali.
Plusieurs entreprises marocaines représentent des leviers de l'économie malienne, notamment dans le secteur bancaire et les télécommunications, a précisé M. Diakita, en visite au Royaume en tête d'une délégation des parlementaires de son parti.
Pour sa part, M. Fassi Fihri s'est félicité des relations " historiques " entre les deux pays , vu les liens culturels et religieux unissant les deux peuples.
Les grands chantiers de réforme entrepris par le Maroc, sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, suscitent l'admiration dans plusieurs pays africains, a indiqué le chef de la diplomatie marocaine.
Et d'ajouter que la visite de la délégation malienne est une opportunité pour consolider et promouvoir les relations entre les institutions législatives des deux pays.

mercredi 7 avril 2010

L'ouverture du Maroc concernant la question du Sahara, une marque de démocratie réelle (parlementaire européen)


Rabat- L'esprit d'ouverture dont le Maroc fait montre dans la question du Sahara, à travers la présentation d'une nouvelle approche, est une marque de démocratie réelle, a estimé M. Joseph Daul, président du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen.

"Il est impératif pour les autres parties de se mettre à la table des négociations", a déclaré à la presse M. Daul à l'issue d'un entretien, mardi à Rabat, avec le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, soulignant la nécessité de déployer davantage d'efforts afin de pouvoir progresser.
Précisant que les entretiens ont notamment porté sur des questions relatives au Maroc, au Maghreb Arabe et à l'Union pour la Méditerranée (UPM), le responsable européen a affirmé que le Maroc peut compter sur l'Europe et le PPE pour que ces discussions avancent.
"Il faut continuer à travailler et à négocier pour essayer d'avancer le plus rapidement possible et trouver une solution" à ce conflit, a-t-il estimé.
Abordant la question du statut avancé accordé par l'UE au Maroc, M. Daul a indiqué que le PPE a désigné des membres pour travailler conjointement avec la partie marocaine dans le cadre d'une commission.
"L'union européenne compte beaucoup sur le Maroc pour développer ses relations avec le Maghreb Arabe", a-t-il dit.
"C'est difficile, c'était aussi difficile pour l'Europe il y a 60 ans, toutefois le courage de certains hommes politiques a permis à l'Europe de réaliser 60 ans de prospérité", a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la journée, M. Daul s'était entretenu avec le président de la chambre des Conseillers et le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).

La proposition marocaine d'autonomie est "bonne et courageuse" (responsable européen)


Rabat - La proposition marocaine d'accorder une large autonomie au Sahara est une initiative "bonne et courageuse", a souligné mardi à Rabat, le président du groupe du Parti populaire au Parlement européen, M. Joseph Daul.

"Il s'agit d'une proposition qui est défendue au niveau européen (...) c'est une bonne proposition que je trouve courageuse", a-t-il déclaré la presse, à l'issue d'un entretien avec le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid.
M. Daul, en visite au Maroc dans le cadre d'une tournée dans des pays méditerranéens, s'est entretenu avec le président de la Chambre des conseillers, M. Mohamed Cheikh Biadillah.
Lors de son entretien lundi avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri, M. Daul a qualifié de "stratégiques" les relations Maroc-UE.

mardi 6 avril 2010

Les évasions des séquestrés est un "message" à la communauté internationale (défenseur de droits de l'Homme)


Rabat, 05/04/10-La poursuite des évasions de séquestrés des camps de Lahmada constitue, en soi, un "message" à l'opinion publique internationale pour la levée du siège imposé à ces populations retenues par les séparatistes, a estimé Ahmed Khor, défenseur des droits de l'Homme et ancien membre du +polisario+.
"Certaines organisations internationales et associations des droits de l'Homme internationales traitent la cause des séquestrés avec légèreté, en se contentant de recueillir les propos des membres du +polisario+, de la mission du Comité international de la Croix-Rouge à Tindouf ou de dirigeants algériens", a fait remarquer M. Khor, dans une déclaration au journal du Maghreb diffusé dimanche soir par la chaîne Medi 1 Sat.
Relevant "la duplicité" dont font montre certaines organisations de droits de l'Homme, notamment leur alignement sur les positions algériennes au détriment des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, il a appelé les Nations Unies à réaliser un recensement effectif de ces populations afin de leur permettre de bénéficier de leurs droits.
M. Khor a également exhorté la communauté internationale à intervenir pour le règlement du conflit artificiel dans la région, affirmant que les séquestrés rejettent les thèses séparatistes du polisario, comme en témoigne la poursuite des évasions massives que connaissent ces camps de la honte.

Création à Laâyoune du Réseau international des acteurs civils pour le soutien de l'Initiative d'autonomie

Le Réseau international des acteurs civils pour le soutien de l'Initiative d'autonomie au Sahara a été créé dimanche à Laâyoune, à l'initiative du "Rassemblement des jeunes libanais pour une société différente" et du "Centre irakien des études sur les droits de l'Homme et la démocratie".

Dans un communiqué diffusé lors d'une rencontre avec la presse locale et nationale, les initiateurs ont souligné que ce réseau, qui siègera à Beyrouth, a pour objectif de faire connaître l'initiative marocaine d'autonomie ainsi que sa pertinence auprès des acteurs de la société civile dans les pays arabes et étrangers et de constituer des délégations pour le soutien de cette initiative auprès des forums internationaux.

Outre la défense de la proposition d'autonomie, le réseau ne ménagera aucun effort pour contrecarrer toute manoeuvre séparatiste visant à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Maroc, indique la même source.

Dans une déclaration à la presse, la présidente du rassemblement des jeunes libanais pour une société différente, Mme Rouaida Marwa a indiqué que le réseau ambitionne d'associer le plus grand nombre d'acteurs de la société civile arabe pour la promotion de l'initiative marocaine d'autonomie auprès des organisations de la société civile en Europe, en Amérique et en Asie, outre l'organisation d'ateliers et de rencontres pour le soutien de cette proposition.

Elle a également souligné que les organisations de la société civile arabes et internationales doivent soutenir davantage l'initiative d'autonomie au Sahara.