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lundi 7 juin 2010

Seize personnes regagnent la mère patrie en provenance des camps de Tindouf


Laâyoune, 06/06/10 - Seize personnes ont regagné récemment la mère patrie après des années de privation dans les camps de Tindouf.
Les membres de ce groupe, dont quatre femmes et huit enfants, ont réussi à fuir l'enfer des camps de Tindouf pour rejoindre les leurs dans la ville de Laâyoune.
Avec le retour des membres de ce groupe, dont les adultes sont âgés de 22 à 36 ans, le nombre des personnes arrivées à Laâyoune après avoir fui les camps de Tindouf depuis le 25 mars dernier a atteint 503, dont 88 femmes et 60 enfants.
L'un des membres du groupe, El-Hafed Mohamed Ould El-Kacem (36 ans), a exprimé sa joie de se retrouver dans son pays, le Maroc.
Qualifiant de "préhistoriques" les conditions prévalant dans les camps de Tindouf, il a appelé les populations qui y sont équestrées à profiter de toute occasion leur permettant de répondre à l'appel royal : "la Patrie est clémente et miséricordieuse".
De son Côté, Mahjoubi Taqiou (22 ans), a souligné qu'il a regagné la mère patrie pour se soustraire au calvaire et aux conditions de vie difficiles qu'il a dû subir dans ces camps, se félicitant de l'accueil chaleur réservé aux membres du groupe à leur retour dans leur pays.

Sahara : Un parti espagnol dénonce le Polisario


«Les messages d’hostilité» du représentant du Polisario en Andalousie sont complètement en décalage avec «le caractère académique» de la rencontre.

La visite du représentant du Polisario en Andalousie au préside de Sebta est vertement dénoncée par un parti espagnol. Abdelmalek Mohamed, le coordinateur de la section de Sebta au parti Ciudadanos (citoyens) a fustigé la présence de Abidin Bichraya à l’occasion d’une rencontre qui se veut académique.

Selon Abdelmalek Mohamed, «inviter l’ennemi de ton voisin» est une position qui «ne contribue pas à améliorer le climat social». Et de souligner que «les messages d’hostilité» du représentant du Polisario en Andalousie sont complètement en décalage avec «le caractère académique» de la rencontre.

Avant la tenue de cette réunion, le «polisarien», dans un entretien accordé à un quotidien de Sebta, a estimé que «le Maroc avait des conflits territoriaux avec tous ses voisins». Des déclarations qualifiées de «hors sujet» par Abdelmalek Mohamed.

Ciudadanos est un parti créé en juillet 2006. C’est une formation catalane mais qui se déclare hostile aux thèses des partis catalans. Les élections municipales de 2007 sont considérées comme le baptême de feu de ce nouveau parti qui se veut une rupture avec la ligne traditionnelle prônée par les grands partis.

vendredi 4 juin 2010

Les sahraouis "cherchent à construire un avenir différent de celui que leur offre le polisario"


Les populations sahraouies "ont leurs aspirations et cherchent à construire un avenir différent de celui que leur offre le polisario", a déclaré M. Ahmeddou Ould Souilem, ex-dirigeant du polisario au quotidien "La Estrella de Panama".

"La marge de manoeuvre du polisario s'amincit", a dit M. Ould Souilem, estimant que le problème le plus pressant est le drame humanitaire dans les camps de Tindouf.

Notant que l'Algérie et le polisario refusent de procéder à un recensement transparent et démocratique pour identifier les populations dans ces camps, M. Ould Souilem a souligné que c'est pour cette raison que l'on constate la fuite massive des populations des camps vers le Maroc où un accueil chaleureux leur est réservé.

L'auteur de l'article a estimé,pour sa part, que le Maroc a pris un engagement permanent pour les sahraouis alors que "le polisario s'est converti en un mouvement pour légitimer les prétentions de l'Algérie, qui ne sont autres que la création d'un Etat fantoche devant servir ses velléités hégémoniques".

Il a rappelé que M. Ould Souilem fut le premier représentant du polisario au Panama. Sa rupture en juillet dernier avec le polisario et son retour au Maroc est une "prise de conscience que le projet du polisario a cessé d'exister", écrit le journaliste citant M. Ould Souilem.

M. Ould Souilem a souligné également que la proposition marocaine d'autonomie a enclenché une dynamique de confiance dans le cadre de l'unité territoriale, tout en créant "les conditions réelles pour que les sahraouis soient les bâtisseurs de leur avenir et les artisans de la solution à leurs problèmes".

Il a affirmé que la majorité des sahraouis appuie l'autonomie, "une solution intermédiaire qui reconnaît les droits du Maroc sur le Sahara et crée un statut avancé, en mettant fin à la privation et au déracinement".

"L'autonomie est une proposition dynamique et un concept pratique", a-t-il dit, ajoutant qu'il existe au sahara un débat vif sur cette question et que "l'autonomie va en se renforçant à mesure que ce débat avance".

Il a, par ailleurs, mis en garde contre les dangers qui guettent la région où prolifère le trafic d'armes, de drogue, les kidnappings et qui risque de devenir une pépinière pour le terrorisme d'Al Qaeda.

jeudi 3 juin 2010

La solution politique à la question du Sahara exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis (Déclaration commune)

Marrakech, 02/10/10 - La solution politique à la question du Sahara exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis, indique la déclaration commune adoptée à l'issue de la 11ème réunion de la Haute commission mixte maroco-portugaise, tenue mercredi à Marrakech.
Le Portugal considère "qu'une telle solution exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin de s'engager plus résolument dans des négociations de fond", lit-on dans le document final des travaux de cette commission co-présidée par le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, et son homologue portugais, M. José Socrates.
"La partie portugaise a réitéré à cet égard l'importance des efforts sérieux et crédibles visant à promouvoir une solution politique de cette question".
Dans ce contexte, Lisbonne "salue l'initiative marocaine, présentée le 11 avril 2007, au Secrétaire Général des Nations Unies ", ajoute la même source.
Le Maroc et le Portugal ont, à ce propos, "réaffirmé leur ferme soutien aux efforts du Conseil de Sécurité, du Secrétaire Général des Nations Unies et de son Envoyé Personnel visant une solution politique, durable et mutuellement acceptable".
Dans cet esprit, "les deux parties ont renouvelé leur ferme attachement au processus de négociations. Dans ce cadre, Elles se sont réjouies de l'adoption des nouvelles directives par le Conseil de Sécurité, et notamment la résolution 1920, du 30 avril 2010, qui, +en se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l'avant vers un règlement+, appelle les parties +à faire preuve de réalisme et d'un esprit de compromis pour aller de l'avant vers des négociations+".
Concernant la situation au Maghreb, Rabat et Lisbonne rappellent "l'importance stratégique, politique et économique de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) en tant que cadre de coopération face aux multiples enjeux auxquels sont confrontés ses cinq Etats membres" tout en soulignant leur "attachement particulier à l'intégration maghrébine et regrettent les difficultés qu'elle traverse".
Les deux parties conviennent ainsi de "la nécessité de donner une impulsion à l'intégration maghrébine à travers un dialogue responsable et constructif" sur la base des principes consacrés dans le Traité constitutif de l'UMA, signé le 17 février 1989 à Marrakech ".

Le Polisario va-t-il voler en éclats


Après des jours d’attente, une deuxième source a confirmé, à GuinGuinBalin un site d’information espagnol, que l’unité de l’organisation du Front Polisario a volé en éclats durant la réunion tenue la semaine dernière.

L’heure est à l’obtention de l’opinion du peuple dans les camps de réfugiés, et à l’extérieur, afin de célébrer le Congrès National et prendre des décisions. L’unité du Front Polisario a sauté en l’air ces derniers jours. La résolution des Nations Unies a constitué un cataclysme qui a déchaîné une certaine inquiétude au sein du Front Polisario.

Bien que les conséquences aient été vécues, il y a sept jours, entre les dunes du Sahara. Le Secrétariat Général Sahraoui s’était réuni en session ordinaire, avec, au programme, l’étude de la nouvelle résolution des Nations Unies.


Parmi les présents, les plus grands chefs politiques et militaires de la RASD: le Président, le Secrétaire d’Organisation Interne, le ministre de la Défense, le Coordonnateur des Relations avec la MINURSO, le chef du Parlement et le ministre des Affaires Étrangères.

La réunion s’est étendue sur trois jours : du 5 au 7 mai. Selon les sources de Guinguinbali, une fois que la réunion semblait terminée et que le Président Abdelaziz s’apprêtait à annoncer sa clôture, le Secrétaire d’Organisation Interne, Bachir Mustapha, prit la parole, ce qui n’a pas précisément ravi le Président Abdelaziz. Au début, on avait bien essayé de l’empêcher de prendre la parole, mais il put finalement le faire en ayant recourt au règlement intérieur de l’organisation.

Selon des sources proches de l’organisation sahraouie, Bachir Mustapha s’est montré aussi critique vis-à-vis de la situation actuelle des citoyens sahraouis que de la situation internationale, orientant son discours vers un espace plus géographique et moins diplomatique.

Mais la surprise de Mohamed Ould Abdelaziz ne s’est pas terminée là. Plus tard, Mohamed Lamine, ministre de la Défense, prit la parole, rappelant le besoin de prendre une décision quelconque. Il indiqua, dans son discours très direct, la situation « grave » du Front Polisario, et celle des citoyens vivant dans les camps de réfugiés, tout comme ceux vivant dans les «territoires occupés ».

Ceux qui, parmi les représentants, maintiennent des relations avec les Nations Unies ont montré un esprit diplomatique et essayé de minimiser les différences. Les sources insistent sur le fait que ces tentatives n’ont pas réussi, et que l’on ne se souvient pas d’avoir assisté à de pareille brèche dans le mur de l’organisation depuis des années. Un peu plus tard, fait inattendue, la voix du chef du Parlement, Taleb Omar, se joignait aux voix critiques.

Bien que certains aient essayé, finalement, de décrire la nouvelle résolution des Nations Unies comme un grand pas en avant pour le peuple sahraoui. Il a été décidé de prendre à témoin les sahraouis éparpillés dans les camps et à travers le monde, afin de connaître, de première main, leur opinion.

Tout semble indiquer qu’une fois conclus ce travail, où célérité et engagement ont été demandés, un Congrès Général du Polisario sera organisé. L’unité qui caractérisait ce groupe politique a volé en éclats, et mai 2010 pourrait rentrer dans l’histoire comme le mois où furent donnés les premiers pas vers le changement de l’organigramme et de la stratégie du Front Polisario.

BC

Sit-in de l’Organisation marocaine de la jeunesse sahraouie devan


Répondant massivement à l’appel de l’Organisation marocaine de la jeunesse sahraouie (OMJS), près d’un millier de personnes, dont plus de deux cent cinquante enfants venus des différentes villes de la région Souss-Massa-Drâa et des régions du Sud ont participé dernièrement à un sit-in devant le consulat d’Espagne à Agadir.

C’est dans l’ordre et la discipline que les participants qui brandissaient des drapeaux aux couleurs nationales, des portraits de S.M. le Roi Mohammed VI et des banderoles dénonçant les dépassements du Polisario et de la prétendue RASD dans les camps de Tindouf, ont entonné, à l’unisson, l’hymne national avant d’entamer leur sit-in devant le consulat d’Espagne.
Et à cette occasion, une délégation composée du président de l’OMJS, du conseiller juridique de cette dernière, d’un membre et d’un garçon et d’une fille sahraouis, d’un huissier de justice, a remis une lettre de protestation au consul d’Espagne à Agadir pour qu’il la transmette au gouvernement de son pays. L’Espagne assurant actuellement la présidence de l’Union européenne, afin que ce pays informe l’Union de la situation dramatique de nos frères séquestrés par le Polisario dans les camps de Tindouf.
Selon un communiqué de l’organisation, ce sit-in est une nouvelle occasion pour attirer l’attention de l’Union européenne sur le traitement inhumain subi par des centaines d’enfants issus du Sahara marocain dans les camps de Tindouf et d’informer la communauté internationale quant à l’intérêt particulier que portent tous les enfants marocains à cette situation anormale que vivent leurs frères et sœurs sahraouis dans les camps de la honte à Tindouf, sans même bénéficier de leurs droits les plus élémentaires pourtant garantis par le droit international,notamment les Conventions de Genève . A cette occasion, Brahim Boulid, président de l’OMJS, nous a déclaré : «Aujourd’hui, toutes les composantes de la société civile ont répondu à l’appel de l’Organisation marocaine de la jeunesse sahraouie et ont participé massivement à ce sit-in. » Et d’ajouter : « Nous avons remis une lettre au consulat d’Espagne à Agadir. Le consul nous a assuré qu’il la transmettrait aux services concernés et nous a remis une copie visée par le consulat». «Nous demandons à l‘Espagne de mettre un terme au soutien inconditionnel aux mercenaires du Polisario sur son territoire et nous voulons également faire parvenir un message à la communauté internationale et à l’Union européenne pour leur dire : assez de ce silence face aux exactions perpétrées dans les camps de l’injustice et de la honte de Tindouf», a conclu le président de l’OMJS.

mercredi 2 juin 2010

Kadhafi déplore la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie


Le colonel Mouammar Kadhafi a affirmé, dimanche à Tripoli, qu’il faut reconnaître et ne pas oublier le rôle historique joué par le Maroc dans le triomphe et le soutien de la révolution algérienne.


La Libye regrette la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie. C’est ce qu’a affirmé, dimanche 30 mai, à Tripoli, le Guide de la révolution libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi. Recevant une délégation marocaine représentant diverses sensibilités ayant entamé samedi dernier une visite de deux jours à la Jamahiriya, M. Kadhafi a exprimé, en outre, son regret du différend existant entre les deux deux pays frères. Dans cet esprit, le Guide de la révolution libyenne n’a pas manqué de rappeler le rôle historique joué par le Maroc dans le triomphe et le soutien de la révolution algérienne. «Il faut reconnaître et ne pas oublier le rôle qu’avait joué le Royaume aux côtés de la révolution algérienne», a-t-il précisé, en s’adressant aux acteurs politiques, parlementaires, syndicaux, médiatiques et de la jeunesse ainsi qu’aux sensibilités féminines formant la délégation marocaine.
Le colonel Mouammar Kadhafi a souligné, par ailleurs, les liens solides l’unissant à SM le Roi Mohammed VI. Il a appelé, dans ce sens, les acteurs des deux pays à davantage de communication.
M. Kadhafi, en sa qualité de président de l’actuelle session de la Ligue arabe, a évoqué plusieurs questions intéressant la Oumma arabe, notamment la préservation de la langue arabe, la création de l’Union arabe et la cause palestinienne. Le colonel Mouammar Kadhafi a également déploré l’absence du Maroc de l’Union africaine, qu’elle a qualifiée de «perte pour l’Afrique», formant le vœu de voir le Royaume réintégré, dans les plus brefs délais, cette organisation. Toujours dans le cadre des relations maroco-algériennes, Chiba Mae El Aïnine, membre du comité exécutif du parti de l’Istiqlal, avait prononcé une allocution au nom de la délégation marocaine dans laquelle il avait appelé le colonel Kadhafi à contribuer à l’ouverture des frontières entre le Maroc et l’Algérie. Il a précisé, dans ce cadre, les préjudices sociaux et économiques que cause la fermeture de ces frontières pour les peuples des deux pays, ainsi que les entraves à la liberté et à la fluidité de la circulation des personnes et des marchandises entre les pays maghrébins. «L’Union du Maghreb Arabe est une nécessité stratégique et vitale. La dynamisation de ses structures et de ses fonctions est de nature à conférer à la région la place qui lui échoit à l’échelle internationale, comme elle est susceptible d’assurer à la région maghrébine les garanties de la stabilité politique, économique, sociale et sécuritaire», a souligné M. Mae El Aïnine. En plus de la rencontre avec le Guide de la révolution libyenne, la délégation marocaine a eu également une rencontre avec Mohamed Abou Al Kacem Zaoui, secrétaire du Congrès général du peuple libyen. M. Zaoui a affirmé, à cette occasion, que la Libye soutient l’intégrité territoriale du Maroc aussi bien concernant la question du Sahara que pour ce qui est des présides occupés de Sebta et Mellilia et des îles Jaafarines. Le secrétaire du Congrès général du peuple libyen a insisté, dans ce cadre, sur la position constante de la direction de la Jamahiriya arabe libyenne, rejetant toute tendance séparatiste qui ne peut qu’accentuer la balkanisation du Monde arabe.