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vendredi 10 décembre 2010

Le projet d'autonomie au Sahara "conforme aux standards internationaux'' en la matière (Juristes)


Mexico- Le projet d'autonomie pour la région du Sahara, présenté en avril 2007 par le Maroc, est en conformité avec les standards internationaux et les autres expériences en matière d'autonomie dans le monde, ont souligné des juristes marocains lors d'une diner-débat, organisé mercredi soir à Mexico.
La rencontre, qui a réuni une soixantaine de juristes venus de plusieurs pays du monde, a été organisée par l'ambassade du Maroc au Mexique et l'Association marocaine de droit constitutionnel (AMDC), sous le thème ''Etat, Constitution et Autonomie régionale : Cas de l'Initiative marocaine pour un statut d'autonomie de la région du Sahara''.

Les juristes marocains ont souligné que le projet d'autonomie pour le Sahara dépasse, dans certains aspects, les expériences internationales d'autonomie régionale telle qu'exercée, par exemple, en Espagne, au Portugal, en Italie et au Danemark.

A ce propos, Mme Amina Massoudi, professeur à la faculté de droit de Rabat-Agdal, a souligné que dans les trois grands chapitres du projet marocain (Partage des compétences, partage des ressources et contrô le), l'initiative du Royaume a innové à plus d'un titre.

Elle a cité, dans ce sens, l'attribution de sept domaines de compétences à la région du Sahara (administration locale, développement économique, budget et fiscalité, infrastructures, culture etc...), alors que l'Etat marocain conserve seulement quatre domaines liés essentiellement aux attributs de souveraineté.

Aussi, a noté Mme Massoudi, le projet marocain, non seulement respecte les standards internationaux, mais va plus loin que certaines expériences internationales, à l'image des compétences diplomatiques attribuées dans le texte à la région du Sahara dans les domaines touchant directement à ce territoire.

A propos du partage des ressources, l'oratrice a indiqué que le texte marocain stipule que la région autonome du Sahara disposera des ressources financières nécessaires pour son développement dans tous les domaines, ajoutant que là aussi, le projet marocain dépasse les standards internationaux et les principes généraux qui président au partage des ressources entre les autorités autonomes et l'Etat central.

Evoquant le contrô le de partage des compétences entre le centre et la région, Mme Massoudi a fait référence au futur tribunal régional supérieur, qui statuerait en dernière instance sur les décisions des organes autonomiques au Sahara.

Pour Mme Massoudi, la garantie constitutionnelle du statut d'autonomie est un autre aspect qui réaffirme la conformité aux standards internationaux. ''Une fois approuvé ce statut, la constitution marocaine sera révisée et le statut d'autonomie sera incorporé dans le texte constitutionnel'', a-t-elle fait observer.

Pour sa part, Mme Nadia Bernoussi, professeur à l'Ecole nationale d'administration de Rabat (ENA), qui faisait office de modératrice du diner-débat, a rappelé le contexte de présentation du projet marocain, en mettant l'accent sur le "processus d'ouverture, de modernisation et de démocratisation'' du Maroc, amorcé depuis l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI.

Mme Bernoussi s'est attardée sur les projets de réformes structurants qu'a connus le Royaume, notamment l'introduction d'un quota des femmes dans les élections, la ratification des conventions internationales protectrices des droits de l'Homme, la création de juridictions modernes et d'une institution de l'Ombusdman, le Code de la famille, le processus de justice transitionnelle et enfin l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH).

''Ces avancées, a souligné l'académicienne marocaine, sont d'autant plus importantes qu'elles ont été faites dans un environnement régional qui est hostile et où on a tendance soit à s'islamiser, soit à se radicaliser, soit à faire une sorte de redéploiement des autoritarismes''.

C'est dans ce contexte que le Maroc a proposé un plan d'autonomie pour le Sahara, qui obéit, à ses yeux, à un triple objectif : Le Maroc opte pour une régionalisation élargie parce qu'il veut rénover les structures de l'Etat, instaurer une territorialisation des politiques publiques et, enfin, trouver une solution politique à un différend qui soit conforme à la légalité internationale.

Le professeur Mohamed Madani (faculté de Rabat-Agdal) a situé le projet d'autonomie dans une perspective historique, marquée par une récupération échelonnée de portions du territoire national depuis l'indépendance jusqu'en 1975, faisant remarquer que des présides (Sebta et Melilia) demeurent occupés jusqu'à nos jours par l'Espagne.

S'agissant proprement de l'initiative marocaine, M. Madani a indiqué qu'elle a été novatrice à un double titre : au niveau de l'approche et au niveau du contenu.

Sur le plan de l'approche, le projet marocain a fixé les grandes lignes de la solution, sans rentrer dans les détails du statut d'autonomie et propose une solution qui n'est pas fermée et qui devrait être enrichie par les autres parties.

''Il ne s'agit nullement d'une ruse de l'Etat destinée à se délester de certaines fonctions ingrates. Il ne s'agit pas d'une ruse visant à court-circuiter les efforts fournis par l'ONU. L'initiative s'inscrit en droite ligne des efforts et du travail fourni par l'ONU'', a insisté M. Madani.

Sur le plan du contenu, les principes de base du projet répondent à un souci de spécificités socioculturelles de la région et à un souci d'universalité pour être conforme aux standards internationaux en la matière.

Le panéliste relève, notamment, les nouveautés du texte marocain relatives à l'introduction du suffrage universel et d'une représentation féminine, qui s'inscrit dans l'esprit du nouveau Code de la famille.

M. Abdelaziz Lamghari, professeur à la faculté de droit de Rabat-Agdal et président de l'AMDC, a souligné dans son intervention que le projet marocain sous-tend un ''nationalisme démocratique'' marocain, un nouveau concept qui fera certainement date, selon la modératrice de la rencontre.

Dans ce choix novateur, le Maroc fait une ''adaptation de son intégrité territoriale au principe verrouillé de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Le Maroc, en optant pour une autonomie au Sahara, a fait le choix politique de soumettre son intégrité territoriale à une approche ouverte et démocratique''.

Dans l'optique interne et nationale, a poursuivi le professeur Lamghari, le choix du Maroc est supporté par un processus de construction démocratique, qui est mise ainsi à l'épreuve, ce qui contribue, d'ailleurs, à son caractère devenu irréversible au fil des révisions constitutionnelles et au fil des réformes juridiques et politiques connues par le Royaume.

Dans l'optique externe et internationale, l'Initiative marocaine est objectivement une ouverture juridique et politique qui sert à la fois pour tenir compte de l'affirmation de la démocratie et des droits de l'Homme dans le contexte international et aussi pour tenir compte des contraintes régionales et des exigences internationales pour une solution politique au différend autour du Sahara.

Dans le contexte de ce ''nationalisme démocratique'', qui a présidé à l'élaboration de ce projet, le Maroc a aussi opté pour une décentralisation politique et non seulement fonctionnelle basée sur l'existence d'une loi régionale, votée par le parlement régional avec toutes les conséquences constitutionnelles, légales et politiques que cela comporte.

Ce choix ''met à l'épreuve le système constitutionnel marocain, et plus particulièrement son système de décentralisation'', d'où la nécessité pour le Maroc de ''trouver l'équilibre entre les risques qu'il peut encourir et les avantages qu'il peut tirer de cette autonomie à caractère politique''.

Partant de ces postulats, M. Lamghari conclut que l'initiative marocaine découle d'une soumission par le Maroc de son intégrité territoriale à une approche démocratique et que le Royaume compte mettre en symbiose les exigences démocratiques à la fois nationales, régionales et internationales relatives à l'autodétermination et au règlement pacifique des différends.

M. Najib Ba Mohammed, professeur à la faculté de droit de Fès et vice-président de l'AMDC, a abordé la question relative à la réception de l'Initiative marocaine par la communauté internationale.

Il a souligné que le plan marocain d'autonomie ''ne cesse de susciter un vif intérêt auprès de la communauté internationale'', qu'il s'agisse du Conseil de sécurité, des grandes puissances mondiales, des groupements régionaux tels l'Union européenne et la Ligue arabe ou encore un grand nombre d'Etats à travers le Monde.

''Cette réceptivité, a-t-il dit, alterne dans sa formulation adhésion, soutien, appréciation par les diverses composantes de la communauté internationale. Elle traduit l'avènement d'un nouveau paradigme de la post-bipolarité, à savoir l'autodétermination démocratique qui s'est substituée progressivement à l'autodétermination-indépendance, qui avait impulsé la vague de décolonisation''.

Pour le professeur Ba Mohammed, le plan marocain est ''un engagement solennel du Royaume pour contribuer positivement'' aux efforts déployés par les Nations unies en vue d'un règlement politique du différend. Il représente ''une plate-forme qui revalorise la négociation comme principe général du droit pour le règlement pacifique du conflit''.

L'universitaire marocain est revenu sur les qualificatifs de ''sérieux et crédible'' employés par le Conseil de sécurité pour désigner les efforts fournis par le Maroc. A travers ''cette formule diplomatiquement et juridiquement déterminante, l'ONU a implicitement reconnu le grand sacrifice consenti par le Maroc dans la reconfiguration de sa souveraineté'' en soumettant le plan d'autonomie au Sahara.

Et Ba Mohammed de souligner que ''si le Sahara fait partie intégrante du Maroc, l'affaire du Sahara reste un épisode récurrent dans l'évolution du régime marocain vers le parachèvement de son intégrité territoriale, dans ses frontières authentiques, et vers l'édification d'un Etat de droit démocratique. C'est un gage de bonne foi et de sérieux du Maroc pour contribuer à la paix, à la sécurité et au développement de toute la région''.

Le débat riche et animé, qui a suivi les présentations des universitaires marocains, a porté sur des éclaircissements demandés par des spécialistes internationaux en droit constitutionnel en rapport, notamment, avec le règlement des conflits de compétences et l'incorporation du statut d'autonomie à la Constitution marocaine.

La délégation de l'AMDC est en visite au Mexique pour participer au 8ème congrès de l'Association internationale du droit constitutionnel.

Un ministre d'Etat belge qualifie de "scandaleuse'' la manipulation médiatique des événements de Laâyoune


Bruxelles,10/12/10 - Le ministre d'Etat belge, M. Philippe Moureaux, a qualifié de "très grave et scandaleuse'' l'information diffusée par des médias espagnols faisant passer des personnes encore vivantes pour des morts dans les événements de Laâyoune.

S'exprimant lors d'une rencontre tenue, mercredi à Bruxelles, avec les avocats des victimes de la manipulation de médias ibériques, le ministre belge a souligné que les informations diffusées par la chaine de télévision "Antena 3'' et l'agence "Europa Press'' se présentent comme "une manipulation regrettable''.

"Qu'on lie également un crime qui relève du droit commun aux événements de Laâyoune est totalement inadmissible'', a déploré M. Moureaux, qui est également vice-président du Parti socialiste et sénateur fédéral belge.

Se disant "choqué et interpellé'' par l'instrumentalisation par des médias européens des événements tragiques de Laâyoune, ce fin connaisseur du dossier du Sahara marocain a regretté la résolution "injuste et partiale'' votée par le Parlement européen sur la base de fausses informations ayant suscité "émotions et émoi'' de l'opinion publique espagnole et européenne.

Selon cet historien émérite, "l'information et les images fallacieuses exploitées par ces médias expliquent le vote précipité et injustifié d'un texte contre le Maroc, sans avoir entendu les différentes parties de ce conflit régional artificiel autour du Sahara''.

Egalement maire de la Commune de Molenbeek-Saint Jean, M. Moureaux a, en outre, salué le développement enregistré dans les provinces du Sud du Royaume, notamment dans la ville de Laâyoune qu'il a visitée à plusieurs reprises.

A ce sujet, il s'est dit impressionné par l'essor remarquable que connait particulièrement la ville de Laâyoune tant sur le plan économique et social qu'urbanistique.

De leur cô té, les avocats et les membres de la famille des victimes du crime de Casablanca, dont la photo a été exploitée par "Antena 3", ainsi que Mme El Ghalia Bouasria et M. Abdessalam El Ansari, donnés pour morts par l'agence "Europa Press", avaient donné toutes les précisions sur l'instrumentalisation de leur cas par les deux médias ibériques.

Cette rencontre s'est déroulée en présence de plusieurs représentants du monde politique et associatif, notamment l'Association belge des Femmes prévoyantes socialistes.

jeudi 9 décembre 2010

Evénements de Laâyoune: Un congressman US dénonce des tentatives de désinformation "cyniques" et "préméditées"


Washington- Le congressman républicain, Lincoln Diaz-Balart a dénoncé, dans un discours mardi devant la Chambre des représentants du Congrès US, les tentatives de "désinformation cyniques et préméditées" dont ont fait l'objet les événements qu'a connus récemment la ville de Laâyoune.
Face à cette couverture "souvent biaisée", Diaz-Balart a opposé les faits historiques en appelant "à ne pas oublier que lorsque le Sahara était sous occupation espagnole, le Maroc était le seul à revendiquer ce territoire comme étant le sien".

"En effet, le Royaume du Maroc n'a eu de cesse de revendiquer ce territoire et de demander la fin de l'occupation espagnole", a tenu à rappeler le congressman US, notant que "le soi-disant polisario n'a vu le jour que lorsque des progrès tangibles ont été réalisés par le Maroc, sous le leadership du Roi Hassan II, sur le chemin de la récupération du Sahara, dans les années 70".

Le polisario, "qui était financé alors et l'est toujours par l'Algérie, est soutenu par la régime communiste du Cuba", a-t-il souligné, mettant en garde dans ce sens "qu'un micro-état, faux et illusoire qui plus est, en Afrique du nord serait mené par une caste castriste et répressive".

"Il convient de toujours avoir à l'esprit que ce micro-état servirait de point focal pour l'instabilité régionale, ainsi que de terreau pour exporter le terrorisme", a prévenu le congressman américain. Et de relever que "la réalité de la souveraineté marocaine sur le Sahara jouit du soutien du peuple marocain dans son ensemble, y compris au Sahara elle même".

Diaz-Balart fait observer, en outre, que SM le Roi Mohammed VI "a fait montre d'un grand courage et de patience dans le traitement de cette question cruciale, qui est étroitement liée à la sécurité de la région dans son semble", rappelant dans ce contexte que la proposition marocaine vise à garantir une "réelle" autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, en tant que solution "réaliste et définitive" à ce problème.

Parallèlement, il a déploré que "l'Algérie et le soi-disant polisario continuent de s'accrocher à l'idée de création d'un micro-état illusoire".

Le congressman US a encore rappelé que "des majorités au Congrès, comprenant des Républicains et des Démocrates, s'étaient clairement prononcées en faveur de l'initiative marocaine dans des lettres adressées au Président Bush et par la suite au Président Obama".

"Ces deux administrations, avec le fort leadership des secrétaires d'Etat Rice et Clinton, avaient embrassé la position exprimée par une grande majorité au Congrès américain", a poursuivi Diaz-Balart.

Pour lui, "l'avenir de la lutte que mène l'Amérique contre le terrorisme international et la stabilité de l'Afrique du nord requièrent que le gouvernement et le Congrès des Etats Unis continuent de soutenir de manière ferme et claire le Royaume du Maroc, un pays ami et allié".

Une experte US qualifie de "poudrière" la situation dans les camps de Tindouf

Washington- La situation sécuritaire et sociale dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie, est assimilable à une "poudrière", a estimé Mme Janet McElligott, experte américaine dans les négociations internationales et la résolution des conflits, qui a appelé à remédier de toute urgence à cette situation propice à la prolifération des activités d'Al-Qaeda dans la région.
Dans un entretien à la chaine de télévision "elmuhajer.com", basée à Washington, Mme McElligott a souligné que la région de Tindouf constitue une zone de non droit convoitée par les militants d'Al-Qaida, affirmant que ces derniers n'hésiteront pas à investir cette zone afin d'en faire une base arrière pour leurs opérations dans la région et projeter des attaques vers l'Europe.

"Il est extrêmement dangereux de laisser cette situation empirer davantage", a martelé l'experte américaine, appelant à agir rapidement afin de remédier à cette situation qu'elle a comparé à celle prévalant dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, bastion réputé des militants d'Al-Qaida.

Mme McElligott a dans ce sens souligné que l'application du plan marocain d'autonomie serait la solution idoine au conflit du Sahara, affirmant que ce plan "permettra d'instaurer un système qui n'a rien à envier au système fédéral américain" en terme de démocratie et de représentativité locale.

mardi 23 novembre 2010

Evénements de Gdeim Izik :''le +polisario+ pris à son propre piège'', souligne "le quotidien de Nouakchott"


Nouakchott, - ''Le +polisario+ aura usé de toute sa propagande relayée, sans aucun effort de recoupement, par une certaine presse ibérique. Les premiers témoignages indépendants (HRW) sur les événements de Gdeim Izik font état de réalités à l'antipode des prétentions du +polisario+'', souligne "le quotidien de Nouakchott", journal mauritanien privé dans son édition de lundi.

"Photos d'enfants palestiniens victimes des raids israéliens, allégations d'usages d'armes à feu, prétentions de morts par centaines, que n'a-t-on pas entendu à la suite des événements de Gdeim Izik dans la banlieue de Lâayoune'', indique-t-on de même source.

Et d'après la publication, "la machine de propagande du +polisario+ tournait à plein régime. Tout a été déphasé, dénaturé et même noyauté dans une optique bien claire : faire croire à un +soulèvement politique+ des populations de Lâayoune''.

Et de souligner que "le moment était cyniquement bien choisi. C'était le jour de la reprise des négociations à Long Island sur l'avenir du Sahara. Une main occulte infiltrée, comme en témoigne les résultats de l'enquête judiciaire, cherchait à détourner un rassemblement social pour lui donner une visée politique. La préméditation a été effectuée avec minutie''.

Le journal mauritanien assure que "le +polisario+ a profité de l'existence du camp de Gdeim Izik pour fomenter son action. Mais si le mensonge entretient, un laps, l'amalgame, dans de telles conditions, il ne paye jamais à postériori. Et c'est ce que vient de découvrir +le polisario+ à ses dépens. Tous les témoignages indépendants désavouent ses assertions''.

Selon la publication, "les fausses rumeurs faisant état d'un grand nombre de personnes mortes lors du démantèlement du campement de protestation, sont à l'origine de l'éclatement de troubles dans la ville", a déclaré, à l'issue d'une visite dans la ville de Laayoune, Peter Bouckaert, directeur de la division urgences de Human Rights Watch.

Le responsable de HRW s'exprimait sur la chaîne espagnole "TVE". Ces fausses rumeurs ont évidemment été distillées à dessein par +le polisario+, de plus en plus épinglé sur le registre des droits de l'Homme.

Dans le même ordre d'idées, le "quotidien de Nouakchott" souligne "un autre objectif qui visait probablement à torpiller les négociations engagées avec les autorités marocaines sur l'avenir du Sahara''.

Et de poursuivre que "tous les moyens étaient bons a, sans doute, estimé le +polisario+ dans sa fuite en avant perpétuant l'instabilité dans la sous-région, pensant tirer profit politique des informations tendancieuses sur les événements de Gdeim Izik".

La publication apporte un démenti catégorique "aux allégations du +polisario+ sur le prétendu usage d'armes à feu contre les manifestants citant dans ce sens le chef de la Minurso qui a balayé du revers de la main une telle accusation.

"Je n'ai vu aucune trace de cartouche de balles" dans le camp Gdeim Izik, avait-il précisé dans une déclaration au quotidien français "Le Monde".

Par contre, le responsable onusien s'est "étonné par le nombre des bouteilles de butane" de gaz utilisées par les infiltrés du +polisario+ pour semer la terreur dans les camps.

Ces informations provenant de source indépendante corroborent les affirmations du ministre marocain de l'intérieur, M Taieb Cherqaoui affirmant que "l'intervention de la force publique dans le campement de Gdim Izik et dans la ville de Laâyoune lors des troubles, s'est faite sans que l'on ait tiré la moindre balle",a fait valoir le "quotidien de Nouakchott''.

Les événements de Laâyoune ont mis à nu l'acharnement de certains milieux hostiles à l'intégrité territoriale du Royaume (diplomate marocain)

Rabat, - Les événements de Laâyoune ont montré encore une fois l'acharnement de certains milieux hostiles à l'intégrité territoriale du Royaume, a affirmé l'ex ministre et ancien ambassadeur du Maroc en Espagne, M. Abdeslam Baraka.

Dans un article paru dans le dernier numéro du magazine hispano-marocain, "Marruecos siglo XXI" (le Maroc du 21-ème siècle), l'ancien diplomate a fait savoir que les derniers incidents survenus à Laâyoune ont mis a nu l'hostilité de certains milieux qui n'hésitent pas à faire un pacte avec "le diable" qu'est le polisario.

Le Maroc, un pays "responsable" jouissant d'une crédibilité sur la scène internationale, ne cesse de contribuer aux efforts de la communauté internationale visant à tourner la page sur le résidu de la guerre froide, a-t-il dit, soulignant l'engagement du Royaume sur cette voie, animé "d'une bonne foi et d'une conviction immuable de défendre ses droits et son intégrité territoriale ".

Dans cet article intitulé "une lettre à un peuple voisin que je respecte", M. Baraka a indiqué ne pas avoir lu ni écouté, jusqu'au moment, de la part de ceux qui s'érigent en +justiciers du monde+ ni de la part de ses partisans médiatiques, aucune condamnation des actes de vandalisme commis à Laayoune et qui ont causé la mort à des éléments de forces de l'ordre marocains.

"Qu'est ce qu'il peut justifier ce silence coupable quand la victime est un serviteur de l'ordre?, l'inconscience et la intolérance maximale peuvent rapprocher ces +justiciers du monde+ aux méthodes unanimement condamnable d'Al Qaeda et à d'autre formes de terrorisme", s'est interrogé M. Baraka.

Par ailleurs, M. Baraka a rappelé les actes d'assassinat perpétrés par le polisario dans les années soixante-dix contre des dizaines de civils, pêcheurs, et ouvriers espagnols dont les familles luttent toujours pour la reconnaissance de leurs droits en tant que victimes du terrorisme.

"La couverture transparente du démantèlement du camp de Gdiem Izik démontre clairement que l'intervention des forces de l'ordre a été civilisée et conforme à la loi", a-t-il dit.

S'agissant des relations hispano-marocaines, l'ex ambassadeur du Maroc en Espagne a mis en exergue le caractère historique exceptionnel de ces relations, ajoutant que les deux pays partagent la responsabilité d'assurer "un avenir de paix, de prospérité et d'entente pour leurs deux peuples".

Le Cap-Vert soutient le Maroc sur le Sahara et pour l'obtention du statut d'observateur auprès de la CPLP (1er ministre)


Praia,23/11/10- Le Cap-Vert a réaffirmé lundi son soutien au Maroc sur la question du Sahara et pour l'obtention du statut d'observateur auprès de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).

"Le Cap-Vert soutient toutes les démarches du Maroc sur la question du Sahara et pour obtenir un statut d'observateur auprès de la Communauté des pays de langue portugaise", a affirmé le Premier ministre capverdien, José Maria Neves, lors de ses entretiens à Praia avec le secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Ouzzine.

"Sur ces deux questions et sur bien d'autres, le soutien du Cap-Vert au Maroc est acquis", a-t-il assuré.

La CPLP a été créée en 1996 par 7 pays : le Portugal, l'Angola, le Brésil, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, le Mozambique et Sao Tomé et Principe, qui ont été rejoints en 2002 par le Timor oriental.

Le Maroc et le Cap-vert sont animés par les mêmes principes de solidarité et de paix et ont une convergence de vues sur les questions régionales et internationales, a relevé M. Maria Neves.

M. Ouzzine a indiqué de son côté que les deux pays, qui sont convaincus que le développement reste tributaire de la paix, de la sécurité et de la stabilité, "prônent les mêmes valeurs de dialogue et de concertation pour le règlement des crises et des conflits qui entravent le développement du continent africain".

Dans un entretien avec la MAP, il a ajouté que le Maroc et le Cap-vert partagent une histoire commune dans la lutte contre le colonialisme ainsi qu'une même volonté de développer leur coopération économique et politique "en vue de jeter les bases d'un partenariat à même d'assurer plus de progrès et de développement pour leurs deux peuples".

Le secrétaire d'Etat a souligné que l'établissement d'un dialogue entre le Maroc, qui jouit d'un statut avancé dans ses relations avec l'Union européenne, et le Cap-Vert, qui est doté d'un "statut privilégié" auprès de ce même groupement, "pourrait donner une dimension complémentaire à la réflexion sur la sécurité dans la façade atlantique".


Au cours de ces entretiens, M. Ouzzine a mis l'accent sur la dimension de la coopération Sud-Sud dans la politique étrangère du Maroc, particulièrement les relations avec l'Afrique.

"L'intérêt que porte SM. Le Roi Mohammed VI à la problématique du développement de notre continent a poussé le Maroc à s'investir pour faire inscrire les questions africaines au cœur de l'agenda de l'ONU", a-t-il dit.

Le secrétaire d'Etat a salué le soutien du Cap-vert à l'intégrité territoriale du Maroc et réaffirmé la volonté du Maroc de consolider sa coopération avec ce pays, en mettant à sa disposition son expérience et son expertise dans plusieurs domaines.

Il s'est félicité également de la stabilité de cet archipel et des progrès économiques qu'il a réalisés, et qui lui ont valu d'accéder à la catégorie des pays à revenu intermédiaire.

Les deux pays ont décidé, à cette occasion, d'enrichir le cadre juridique qui régit cette coopération et d'impliquer le secteur privé dans la dynamique de développement et de diversification de leurs échanges économiques et commerciaux.

Constatant l'évolution remarquable de leurs relations durant les dernières années, ils se sont engagés à établir un nouveau cadre de coopération pour les années 2011 et 2012.

En effet, plusieurs projets de coopération sont en cours d'exécution entre le Maroc et le Cap-Vert, notamment un programme d'électrification à Praia, la capitale, et un autre dans le domaine de la formation professionnelle.

M. Ouzzine, qui était accompagné du directeur des affaires africaines au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Abdellatif Bendahane, et de l'ambassadeur du Maroc à Praia avec résidence à Dakar, M. Taleb Barrada, a également rencontré le ministre cap-verdien des Affaires étrangères, José Brito, et la ministre du Tourisme, de l'Industrie et de l'Energie, Fatima Fialho.

Mme Fialho a salué le plan solaire marocain et la pertinence de la politique énergétique du Maroc, basée sur l'utilisation des énergies renouvelables, ainsi que le plan Azur dans le domaine du tourisme, et émis le vœu de voir le Maroc partager avec son pays son expertise dans ces deux domaines cruciaux.

Les deux parties sont convenues de donner un nouvel élan à leur coopération dans le domaine des transports.

Une mission de la compagnie Royal Air Maroc (RAM) se rendra prochainement au Cap-Vert pour examiner les possibilités de lancement d'une ligne aérienne entre Casablanca et Praia.

Avant de se rendre au Cap-Vert, M. Ouzzine avait co-présidé, vendredi et samedi à Dakar avec le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Madické Niang, la réunion préparatoire de la 14ème commission mixte de coopération entre les deux pays, prévu prochainement au Sénégal.