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lundi 7 février 2011

FSM de Dakar: Une belle prestation de la société civile marocaine pour témoigner de l'union autour de l'intégrité territoriale du Royaume


Dakar, (MAP)- Des centaines de jeunes acteurs associatifs, des syndicalistes et des militants d'ONGs marocains ont donné, samedi à la Marche inaugurale du Forum Social Mondial (FSM) de Dakar, une forte et magnifique prestation de patriotisme et d'union sacrée autour de l'intégrité territoriale du Royaume.
Par Driss HIDASS

Venus sous différentes bannières associatives et de milieux de militantisme aux diverses tendances, les centaines de participants marocains à cette manifestation mondiale, dont de nombreux sahraouis, ont donné la mesure de leur amour commun pour la patrie et ses causes sacrées avec une voix qui s'accorde en chœur, au-delà des différences de vues qu'assure la démocratie marocaine.

Qu'ils soient d'obédiences de gauche ou de droite, des militants syndicalistes, ou des acteurs associatifs aux divers intérêts, les jeunes marocains ont clamé en chœur ce qui les unit, les fédère et les mobilise corps et âme. Un attachement sans faille aux valeurs sacrées du Royaume, à la Monarchie garante de la stabilité et de la prospérité, qui n'a d'égal qu'une profonde aversion et rejet catégorique à l'encontre de toute velléité de porter atteinte à l'intégrité territoriale du pays.

Sous un soleil de plomb et durant plusieurs heures, la procession du patriotisme marocain à ce rendez-vous mondial n'a cessé de scander et chanter ses convictions, séduisant les dizaines de milliers de manifestants de cette grande marche de militants altermondialistes venus à Dakar pour "repenser un meilleur monde".

"Oui on est là pour un monde meilleur, un monde sans conflits, orientés vers l'union et l'intégration, et sans les drames des séparatismes anachroniques qui ne sont que morcellement des pays et une stupide dilapidation des efforts qui doivent plutô t être orientés vers le développement et l'édification", s'écrie un manifestant sénégalais qui a intégré les rangs des manifestants marocains.

"Notre pays souffre aussi des maux de l'hérésie séparatiste (NDLR: rébellion séparatiste en Casamance, région sud du Sénégal), nous comprenons nos frères marocains et les encourageons à faire bloc contre toute atteinte à leur souveraineté et leur intégrité territoriale", a-t-il lancé chaleureusement aux manifestants marocains.

Le cô té marocain de la marche a offert aux participants une chorégraphie patriotique haute en couleurs. "Le Sahara est marocain", "âme et corps pour l'intégrité territoriale", et des refrains mémorables des chansons nationales à la gloire de la "Marche Verte" ont été entonnés avec enthousiasme aux rythmes africains de groupes Gnaoui qui ont été de la fête.

Le long du parcours de cette marche qui a duré plus de quatre heures, de jeunes marocains engagent la conversation, au gré des rencontres de cette ambiance conviviale, pour expliquer à des interlocuteurs de divers horizons la question du Sahara, battre en brèche les arguments de la désinformation à ce sujet et expliquer la courageuse proposition marocaine d'autonomie qui offre l'opportunité de régler ce conflit fictif qui handicape toute une région du continent africain.

Face à cette sincère manifestation des émotions patriotiques et la grande sympathie de nombreux militants et membres d'associations étrangères qui ont volontiers rejoint les jeunes marocains de la manifestation, un groupuscule de mercenaires n'a trouvé mieux que la gesticule dans une vaine tentative de parasiter cette ravissante scène de convivialité et d'union.

La poignée de mercenaires, venus en intrus sous l'aile protectrice de parties hostiles aux intérêts du Royaume, ont basculé carrément dans le ridicule et l'ignominie quand certains d'entre eux sont allés jusqu'à cracher sur de pacifiques manifestants.

Vite isolés par un cordon de sécurité, les mercenaires qui faisaient fausse note et cacophonie à cette grande fête mondiale, ont été relégués aux derniers rangs de la manifestation kilométrique. Sereine, la Caravane de la fierté et du patriotisme continue sa marche, donnant un magnifique témoignage de la justesse de sa cause.

Une noble cause qui rassemble en bloc toute la mosaïque d'un peuple, résolument engagé sur la voie du développement, de l'édification avec l'aspiration de se tailler une place de choix dans "ce meilleur monde" que des milliers de manifestants des quatre coins du monde sont venus réclamer à ce Forum Social Mondial de Dakar.

L'autonomie, seule solution "viable et sérieuse" pour la question du Sahara (M. Herzenni)


Vitoria)- L'initiative d'autonomie dans les provinces du Sud constitue "la seule solution viable et sérieuse" à la question du Sahara, a affirmé, vendredi à Vitoria (Nord de l'Espagne), le président du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH), Ahmed Herzenni.

"L'unique perspective viable, valable, sérieuse et responsable pour l'émancipation de tous les peuples de la région est le statut d'autonomie dans les provinces du Sahara", a-t-il insisté lors d'une conférence sur le thème " Nouvelles perspectives des droits de l'Homme au Sahara", organisée par le think tank espagnol "Carta Meditérranea".

"Le +polisario+, qui s'attache au référendum, n'a jamais été capable de présenter la moindre proposition aux habitants des camps de Tindouf ", a déploré le président du CCDH rappelant les nombreuses difficultés qui se posent à l'organisation d'un référendum, notamment celles liées au recensement des habitants des camps de Tindouf dans le sud-ouest de l'Algérie.

"L'autonomie est une solution audacieuse qui traduit la volonté du Maroc de finir avec ce problème qui retarde le processus de modernisation et de démocratisation dans lequel le Royaume s'est définitivement engagé ", a tenu à affirmer, encore une fois, M. Herzenni.

Il a relevé, à ce propos, que le Maroc est parmi les rares pays à s'être doté d'une commission qui s'est occupée des dossiers des abus et violations commises dans le passé, passant en revue, également les grandes réformes engagées par le Royaume dans les différents domaines.

M. Herzenni a cité, à titre d'exemple, le code de la famille, la création de l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), le Plan d'action national en matière de démocratie et droits de l'Homme, l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) ou le projet de régionalisation avancée.

Pour sa part, Mahjoub Salek du mouvement " Khat Ach-Chahid ", a souligné que le Maroc a eu le courage d'ouvrir le dossier des violations commises par le passé, alors que les dirigeants du " polisario " n'ont jamais reconnu les abus dont ils ont été responsables ni les centaines de personnes portées disparues à cause des ces abus.

"Quelque 300 personnes sont portées disparues ", victimes des violations des droits de l'Homme commises par les dirigeants du " polisario ", a-t-il rappelé, à ce sujet, critiquant l'absence de démocratie au sein de ce front.

M. Salek a déploré, en outre, le drame vécu par les personnes séquestrées dans les camps de Tindouf en Algérie.

Pour sa part, Abdelhamid El Bejouki, directeur du Réseau euro-méditerranéen de coopération au développement (REMCOD), ONG basée en Espagne coorganisatrice de cette conférence, a souligné que l'initiative marocaine d'autonomie peut constituer non seulement une solution à la question du Sahara, mais aussi jouer un rô le important dans l'intégration maghrébine, soulignant que l'indépendance est une option non viable.

L'autonomie au Sahara est la solution "la plus crédible", a-t-il ajouté, mettant l'accent sur l'importance du dialogue dans la recherche d'une solution à ce conflit.

M. El Bejouki a critiqué les violations des droits de l'Homme commises par le " polisario ", dont le dernier exemple en date est le cas de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud enlevé par les séparatistes et obligé à quitter les camps de Tindouf pour avoir exprimé son opinion en faveur du plan d'autonomie marocain. Organisée en collaboration avec le gouvernement autonome du Pays basque, cette conférence de deux jours (4 et 5 février) connait la participation notamment d'acteurs de la société civile, de représentants d'ONG et d'experts dans le domaine des droits de l'Homme.(MAP).

jeudi 3 février 2011

La Guinée Bissau réitère son soutien total à l'intégrité territoriale du Maroc


Rabat, - La Guinée Bissau a réitéré mercredi sa position constante et son soutien total à l'intégrité territoriale du Maroc.
S'exprimant à l'issue d'un entretien avec le ministre d'Etat auprès du Président de la République de la Guinée Bissau, chargé des Affaires africaines, du Moyen-Orient et de la Coopération, M. Umar Embalo, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri, a déclaré que le responsable Bissau-guinéen lui a réaffirmé le soutien total de son pays à l'intégrité territoriale du Royaume.

M. Fassi-Fihri a également indiqué que l'entretien avec M. Embalo a été l'occasion d'aborder les moyens de renforcer davantage les relations entre les "deux pays frères", exprimant la solidarité totale du Maroc avec la Guinée Bissau après les difficultés et la crise qu' a connues ce pays ces dernières années.

La solidarité du Royaume envers la Guinée Bissau s'inscrit dans le cadre de la coopération Sud-Sud et des relations historiques unissant les deux pays, a précisé le ministre.

Les relations maroco-guinéennes sont basées sur l'entente mutuelle et la solidarité commune, a poursuivi M. Fassi Fihri, relevant que cette solidarité prend corps à travers un plan d'action pour les deux années à venir.

D'autres questions intéressant le continent africain telles la crise en Côte d'Ivoire, la situation dans région sub-saharienne et les élections prévues dans les prochains mois dans plusieurs pays africains, ont été aussi abordées à cette occasion.

mercredi 2 février 2011

M. Klimke : l'initiative d'autonomie constitue une bonne base pour les négociations autour du dossier du Sahara


Dakhla- L'initiative d'autonomie proposée par le Maroc constitue une bonne base pour les négociations engagées en vue de parvenir à une solution politique, négociée et définitive au conflit du Sahara, a souligné, mardi, à Dakhla, le député allemand et président de l'association des Amis du Maroc en Allemagne, M. Jurgen Klimke.

"Le Maroc est un partenaire stratégique pour l'Allemagne et pour l'Europe qui soutiennent et appuient ses efforts en vue de régler ce conflit", a noté M.Klimke, en visite de trois jours à Dakhla, à la tête d'une délégation de l'association des Amis du Maroc en Allemagne.

Dans une déclaration à la presse à l'issue d'une rencontre avec le wali de la région de Oued-Eddahab-Lagouira, M. Hamid Chabar, il a relevé que cette initiative contribuera au renforcement du développement local et de la paix dans toute la région.

Il a, à cet égard, mis en relief " le rôle important et vital que joue le Maroc dans la région du Maghreb, du pourtour méditerranéen et en Afrique ", ajoutant que " le Maroc est un pays phare dans la région et un exemple à suivre pour d'autres pays".

Il a par ailleurs relevé que la ville de Dakhla offre "des potentialités et des conditions propices pour le développement durable", mettant en relief le climat de stabilité, de paix et de quiétude régnant dans la région.

Klimke a indiqué que cette visite s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations d'échange et de coopération entre l'Allemagne et le Maroc.

Lors de cette entrevue avec le wali de la région de Oued-Eddahab-Lagouira, les membres de la délégation allemande, arrivés lundi soir à Dakhla, ont été informés des secteurs clés de l'économie régionale et des efforts consentis pour valoriser les atouts dont regorge la région, dans le cadre d'une approche participative favorisant l'implication de la population locale dans la gestion de la chose locale.

M. Chabar s'est attardé sur les réalisations accomplies dans les secteurs de la pêche, de l'agriculture et du tourisme, outre les atouts de la région dans le secteur des énergies renouvelables, notamment éoliennes.

Il a cité une série de projets et de programmes structurants mis en place pour impulser davantage la dynamique de développement locale et consolider l'attractivité de la région, ainsi que les efforts consentis pour améliorer le cadre de vie de la population.

Cette rencontre a été l'occasion de présenter à M. Klimke et aux membres de la délégation l'accompagnant un aperçu historique de la question du Sahara et des avancées accomplies au Maroc en matière des droits de l'homme et des libertés, et d'exposer les grandes lignes de l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara.

M. Chabar a déploré à cet égard les positions caduques et obsolètes des autres parties, en l'occurrence l'Algérie et le polisario, appelant ces derniers à adhérer de bonne foie à la dynamique positive enclenchée par l'initiative d'autonomie.

Composée de professeurs universitaires et d'acteurs de la société civile, la délégation allemande devra visiter une série de projets et d'installations dans la ville de Dakhla, outre des sites d'attractivités touristiques.

La non-résolution de la question du Sahara crée une ouverture à la prolifération des activités d'AQMI

Washington, 2/02/11- La non-résolution de la question du Sahara crée un environnement propice à la prolifération des activités terroristes d'Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique, avertit le centre international pour les études sur le terrorisme, qui relève du Potomac Institute, un think tank américain basé à Washington.

"Le conflit du Sahara, qui dure depuis plus de trois décennies crée une ouverture à la prolifération des activités d'AQMI qui se trouve ainsi en mesure de recruter des radicaux dans les camps de Tindouf, en Algérie, compliquant davantage la viabilité d'une solution diplomatique à cette question", soutient ce centre international dans un rapport intitulé: "les conséquences du terrorisme: mise à jour des menaces d'Al-Qaeda au Sahel et dans le Maghreb".



+Un "arc d'instabilité" qui s'étend de la mer rouge à l'Atlantique+.



Tout en mettant en garde contre l'"arc d'instabilité" que nourrissent AQMI et la franchise d'Al-Qaeda dans la péninsule arabique dans une zone géographique qui s'étend de la mer rouge jusqu'à l'Atlantique, le document révèle que les activités terroristes d'AQMI dans le Maghreb et au Sahel ont connu une augmentation exponentielle de 558 pc depuis les attentats ayant pris pour cible les deux tours jumelles du World Trade Center, le 11 septembre 2001.

L'année 2009 a connu un pic avec pas moins de 204 attaques terroristes, note le rapport, faisant observer qu'en dépit d'une régression à hauteur de 178 attentats en 2009, la menace d'AQMI "se maintient à des hauteurs dangereusement élevées".

Le centre international pour les études sur le terrorisme précise en outre que sur la période allant de 2001 à 2010, la franchise d'Al-Qaeda dans le Maghreb a été en mesure de mener 1.100 attentats à la bombe, meurtres, rapts et embuscades contre des cibles aussi bien locales qu'internationales, tuant 2.000 personnes et blessant 6.000 autres.

+Conjonction d'intérêt entre AQMI, le polisario et les réseaux de trafic de drogues+.



Citant des sources de renseignement et les conclusions d'une mission d'enquête dans la région effectuée en janvier 2011, le rapport met en avant des "preuves de plus en plus accablantes" sur la conjonction d'intérêt entre AQMI, des trafiquants locaux et des membres du polisario en liaison avec le crime organisé et les cartels sud-américains dans le but d'écouler la drogue en Europe, via les vastes étendues incontrô lées du Sahel.

Le document appelle, dans ce contexte, à intensifier la coopération et la coordination entre les pays de la région, notamment en matière d'échange de renseignements dans le but de sevrer les lignes de ravitaillement des groupes terroristes, soulignant que la sécurité et la coopération économique dans la région du Maghreb et le Sahel seront sans aucun doute améliorées et consolidées à travers la résolution du conflit du Sahara.

mardi 1 février 2011

Un expert US souligne l'impératif de résoudre le conflit du Sahara pour contrer les visées d'AQMI dans la région


Washington 1/02/11- Le directeur du Centre international pour les études sur le terrorisme, relevant du Potomac Institute, Yonah Alexander, a souligné, lundi à Washington, la nécessité de parvenir à une solution politique au conflit du Sahara afin de contrer les visées déstabilisatrices d'Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) sur la région.
Intervenant dans le cadre du 13è séminaire annuel sur le "Terrorisme : analyse 2010 et évolutions possibles en 2011", M. Alexander a averti qu'AQMI, dont les attaques ont connu une augmentation vertigineuse de 558 pc au cours des neuf dernières années, ne peut que mettre à son profit la perpétuation de ce conflit, relevant que cette branche locale d'Al-Qaida recrute à tour de bras parmi les militants du polisario.

L'expert US, qui est l'auteur d'une centaine de publications sur la question du terrorisme, a également relevé le lien de plus en plus apparent entre AQMI, le polisario et les cartels de drogue sud-américains qui cherchent à faire du Sahel une plaque tournante du trafic de drogue et des êtres humains vers l'Europe.

Pour sa part, l'ancien Assistant au Directeur de l'Agence de renseignement américaine (CIA) et sous Secrétaire au renseignement au Département de la Sécurité intérieure, M. Charles Allen, a aussi souligné le danger que représente AQMI pour la région du Maghreb et l'Europe, faisant remarquer que ce groupe terroriste s'est spécialisé dans les prises d'otages et la demande de rançons comme moyen de financer ses opérations.

Il a dans ce sens rappelé que plusieurs ressortissants occidentaux avaient été enlevés dans la région au cours des dernières années par les militants d'AQMI, qui continuent de tenir en otage des ressortissants européens, soulignant l'intérêt de garder un œil attentif sur les activités de cette organisation terroriste qui projette, à terme, des attaques contre le territoire européen.

L'ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, M. Aziz Mekouar, a, de son cô té, mis l'accent sur la nécessité d'intensifier la coopération régionale et interrégionale afin de contrer AQMI, soulignant l'inquiétude que suscitent les actes de kidnapping et de demande de rançons pratiqués par ce groupe terroriste au Sahel et son intention de lancer des attentats contre les pays du Maghreb.

M. Mekouar a, dans ce sens, plaidé pour l'intensification des échanges d'informations et de renseignements entre les pays de la région, tout en relevant l'importance du développement socio-économique et de la promotion des échanges régionaux comme moyens de lutter contre l'extrémisme et le terrorisme.

L'ambassadeur d'Espagne à Washington, Jorge Dezcallar de Mazarredo, a également fait part, lors de cette rencontre, de l'inquiétude de son pays des activités d'AQMI dans la région du Sahel et des liens de plus en plus étroits entre ce groupe terroriste et les trafiquants de drogue, soulignant l'importance d'une coopération plus étroite entre les différents services de renseignement afin de contrer cette menace.

L'essor des provinces du sud marocain met en avant un système de gouvernance "attentif aux besoins du peuple" (Expert US)


Washington, - Le développement "tous azimuts" que connaissent les provinces du sud du Maroc met en avant un système de gouvernance "attentif aux besoins du peuple tout en garantissant la stabilité nécessaire à cet essor", a déclaré lundi à Washington le directeur du Centre international des études sur le terrorisme, relevant du Potomac Institute, Yonah Alexander.
"J'ai récemment visité la ville de Dakhla et j'ai pu y constater l'une des expériences humaines les plus exaltantes en matière de développement", a souligné M. Alexander, dans une déclaration à la MAP, en marge du 13è séminaire annuel sur "le terrorisme: analyse de 2010 et évolutions possibles en 2011", organisé au National Press Club de la capitale fédérale US.

Ce système de gouvernance "stabilisateur", a-t-il fait observer, donne "toute sa place à la société civile en tant que partie prenante dans le développement notamment de l'économie, du tourisme et de l'agriculture (...) démontrant ainsi l'avantage d'avoir un gouvernement à l'écoute des populations".

Yonah Alexander a, d'autre part, estimé que le Maroc "est sans aucun doute un modèle régional en matière de lutte contre le radicalisme religieux à travers une approche holistique qui a fait ses preuves", mettant en garde que "la non-résolution de la question du Sahara offre des opportunités à AQMI pour intensifier ses activités terroristes en Afrique du nord et au Sahel.