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lundi 22 mars 2010

Un responsable de l'Association Young Démocrats of America satisfait de la visite à Lâayoune


Le président de la commission des relations extérieures de l'association américaine "Young Democrats of America", M. Thione Niang, a exprimé samedi sa satisfaction des résultats de sa visite à Laayoune, soulignant qu'il a pu entendre des témoignages sur les progrès réalisés au Maroc dans le domaine des droits de l'homme.

"Cette visite a été fructueuse dans ce sens où j'ai pu entendre des témoignages sur les avancées réalisées par le Maroc dans le domaine des droits de l'homme", a affirmé M. Thione dans une déclaration à la presse.

M. Thione a tenu à souligner qu'il n'a vu aucune souffrance ni aucun campement, contrairement aux allégations véhiculées par certains organes de presse, assurant qu'il informera l'opinion publique américaine, particulièrement la jeunesse du parti démocrate américain, sur les conclusions de son séjour.

M. Thione a eu des rencontres avec des représentants de la société civile qui lui ont exposé la réalité des droits de l'Homme, les progrès enregistrés dans le domaine des libertés publiques dans les provinces du sud et le travail accompli par l'Instance Equité et Réconciliation (IER) en matière de règlement des violations passées des droits de l'Homme.

Plusieurs intervenants à cette rencontre, dont des représentants de la Ligue des défenseurs des droits de l'Homme au sahara, l'association Al Intimaa de développement pour les droits de l'Homme et la cohabitation et la Ligue des jeunes démocrates marocains, ont attiré l'attention de M. Thione sur la situation dramatique que vit la population séquestrée dans les camps de Tindouf dépourvus des conditions élémentaires d'une vie décente, plaidant pour une action urgente afin de mettre fin à ce drame, lever le blocus sur ces populations et leur permettre de retourner à leur patrie.

Ils ont également exprimé leur vif étonnement de la passivité de la communauté internationale devant les crimes commis à Tindouf et de l'absence d'une quelconque intervention pour faire pression sur l'Algérie et mettre fin à ce calvaire.

Ils ont aussi condamné l'instrumentalisation des droits de l'Homme à des fins politiques par des adversaires de la cause marocaine.

Des chioukh de tribus sahraouies ont, pour leur part, réitéré, lors d'une réunion avec M. Thion, leur attachement à l'intégrité territoriale du Maroc et au projet d'autonomie, appelant la jeunesse du parti démocrate américain à soutenir l'initiative d'autonomie, soulignant qu'il s'agit de la solution idoine pour mettre fin au conflit artificiel entretenu autour du sahara et aux souffrances de leurs familles séquestrées dans les camps de Tindouf.

Ils ont également tenu l'Algérie pour responsable du blocage que connaît la question du sahara et des souffrances endurées par les personnes séquestrées à Tindouf.

M. Thione a, en outre, été informé lors d'une rencontre avec le wali de la région de Lâayoune-Boujdour-Sakia El Hamra, gouverneur de la province de Lâayoune, M. Mohamed Jalmous, des efforts déployés par le Maroc pour trouver une solution à la question du sahara à travers l'initiative d'autonomie et de la position hostile de l'Algérie à l'intégrité territoriale du Maroc ainsi que des répercussions négatives de cette attitude sur le processus d'édification du Maghreb et la stabilité et la sécurité en Afrique du Nord.

Par la même occasion, M. Thione a pris connaissance des réalisations socio-économiques accomplies dans la région de Lâayoune-Boujdour-Sakia El Hamra et des opportunités d'investissements existant dans plusieurs secteurs.

vendredi 19 mars 2010

la lettre envoyée hier par 54 sénateurs américains à Hillary Clinton Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères


Son Excellence Madame Hillary Rodham Clinton

Secrétaire d’Etat

Département d’Etat des Etats Unis.

2201 C Street, NW

Washington, D.C. 20520

Madame le Secrétaire d’Etat

Nous vous écrivons ce jour afin de vous prier de faire de la résolution du conflit du Sahara Occidental une priorité de la politique étrangère américaine en Afrique du Nord.

Nous sommes particulièrement préoccupés par l’augmentation constante de l’instabilité en Afrique du Nord. Les activités terroristes se multiplient et les pays de la région accusent le poids d’une population jeune et active croissante sur fond de précarité économique. L’appui des Etats-Unis, en étroite coopération avec nos allies en Europe et dans la région, pourrait stabiliser la situation et inverser ces tendance inquiétantes. Nous devrions commencer par un effort plus soutenu des Etats-Unis au regard d’un des problèmes politiques les plus pressants de la région, le conflit du Sahara Occidental.

En effet, un rapport publie le 31 mars 2009 par un panel incluant l’ancien Secrétaire d’Etat Madeleine Albright, l’ancien commandant du grand quartier général des puissances alliées de l’OTAN le général Wesley Clark, et l’ancien ambassadeur Stuart Eizenstat, soutient que « les Etats-Unis doivent œuvrer diligemment avec leurs partenaires en vue de résoudre le conflit du Sahara Occidental. »

Nous convenons avec vous que la proposition faite en 2007 par le Maroc - basée sur une large autonomie du Sahara Occidental sous souveraineté marocaine - est sérieuse et crédible. Comme vous l’avez reconnu lors de vos remarques en novembre dernier au Maroc, il est de la priorité des Etats-Unis de soutenir la résolution de ce conflit, en se basant sur cette formule, et ce depuis l’Administration Clinton. Nous soutenons cette politique bipartie des Etats-Unis ainsi que les efforts des Nations Unies pour réunir toutes les parties afin de résoudre cette question de manière pacifique à la table des négociations.

Les enjeux pour les Etats-Unis et leurs allies en Afrique du Nord sont évidents, et notre influence peut faire une différence significative, pour le meilleur, en favorisant une plus grande coordination afin de réduire et éliminer la menace terroriste, en encourageant une intégration dans la région pouvant faciliter la croissance économique et la prospérité, et en résolvant le conflit du Sahara Occidental de manière a éliminer le principal obstacle a la stabilité dans la région.

Dans l’attente d’œuvrer ensemble en faveur de la réussite de ce projet, nous vous prions de bien vouloir agréer, Madame le Secrétaire d’Etat, l’expression de notre très haute considération.

Liste des sénateurs signataires de la lettre

1) Sen. Dianne Feinstein (D-CA)

2) Sen. Kit Bond (R-MO)

3) Sen. Byron Dorgan (D-ND)

4) Sen. Bob Menendez (D-NJ)

5) Sen. Evan Bayh (D-IN)

6) Sen. Sherrod Brown (D-OH)

7) Sen. Ben Cardin (D-MD)

8) Sen. Judd Gregg (R-NH)

9) Sen. Charles Grassley (R-IA)

10)Sen. Richard Burr (R-NC)

11)Sen. Jeanne Shaheen (D-NH)

12)Sen. Bob Casey (D-PA)

13)Sen. Susan Collins (R-ME)

14)Sen. Jon Kyl (R-AZ)

15)Sen. Ron Wyden (D-OR)

16)Sen. Daniel Inouye (D-HI)

17)Sen. Thad Cochran (R-MS)

18)Sen. Blanche Lincoln (D-AR)

19)Sen. Arlen Specter (D-PA)

20)Sen. John McCain (R-AZ)

21)Sen. Daniel Akaka (D-HI)

22)Sen. Saxby Chambliss (R-GA)

23)Sen. Olympia Snowe (R-ME)

24)Sen. Chris Dodd (D-CT)

25)Sen. Ben Nelson (D-NE)

26)Sen. Mary Landrieu (D-LA)

27)Sen. Kay Bailey Hutchison (R-TX)

28)Sen. Bob Bennett (R-UT)

29)Sen. Max Baucus (D-MT)

30)Sen. Mark Udall (D-CO)

31)Sen. George Voinovich (R-OH)

32)Sen. Carl Levin (D-MI)

33)Sen. Roger Wicker (R-MS)

34)Sen. George LeMieux (R-FL)

35)Sen. Bill Nelson (D-FL)

36)Sen. John Cornyn (R-TX)

37)Sen. Jim Bunning (R-KY)

38)Sen. Roland Burris (D-IL)

39)Sen. Orrin Hatch (R-UT)

40)Sen. Mark Warner (D-VA)

41)Sen. Pat Roberts (R-KS)

42)Sen. John Thune (R-SD)

43)Sen. Johnny Isakson (R-GA)

44)Sen. Mike Johanns (R-NE)

45)Sen. Michael Enzi (R-WY)

46)Sen. Frank Lautenberg (D-NJ)

47)Sen. Amy Klobuchar (D-MN)

48)Sen. John D. Rockefeller, IV (D-WV)

49)Sen. Maria Cantwell (D-WA)

50)Sen. Lindsey Graham (R-SC)

51)Sen. Joseph Lieberman (ID-CT)

52)Sen. Edward Kaufman (D-DE)

53)Sen. Thomas Carper (D-DE)

54)Sen. Debbie Stabenow (D-MI)

Autonomie au Sahara ; La proposition, «bonne et constructive»


Autonomie au Sahara ; La proposition, «bonne et constructive»
L'ambassadeur américain à Rabat, Samuel L. Kaplan, a qualifié, jeudi soir à Casablanca, de «bonne et constructive» la proposition marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara.

Lors d'une conférence-débat sur «La politique étrangère du Président Obama : les relations entre le Maroc et les Etats-Unis», organisée par l'Institut marocain des relations internationales, M. Kaplan a émis l'espoir de voir les négociations en cours sur le Sahara, sous les auspices de l'Onu, aboutir à la résolution de ce conflit, soulignant l'importance du système de la régionalisation que le Maroc œuvre à instaurer dans les provinces du Sud.

Le diplomate américain a affirmé, par ailleurs, que les relations maroco-américaines sont «excellentes et solides», mettant en exergue l'importance de la coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, dont le commerce, la culture et la lutte contre le terrorisme.

L'accord de libre-échange conclu entre les deux pays et entré en vigueur depuis 2006, a contribué à l'accroissement de 300% des exportations américaines vers le Maroc et de 200% des exportations marocaines vers les Etats-Unis, a-t-il précisé.

Durant l'année dernière, a-t-il poursuivi, les exportations marocaines vers les Etats-Unis ont relativement régressé du fait de l'augmentation du prix des phosphates.

Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d'oeuvrer davantage au renforcement des échanges bilatéraux, à travers l'incitation au partenariat entre hommes d'affaires et investisseurs marocains et américains.

Evoquant la politique étrangère de son pays en Irak, Afghanistan, Iran et au Proche-Orient, M. Kaplan a indiqué que l'Administration du Président Obama opte pour une politique autre que celle de son prédécesseur George Bush quant aux questions concernant ces pays, et que la diplomatie américaine oeuvre à trouver des solutions à ces questions à travers le dialogue, la coopération et l'échange scientifique et technologique.

L'Administration américaine, qui a réduit ses forces en Irak sous l'ère Obama, espère retirer ses forces d'Afghanistan à la mi-2011, a-t-il affirmé, soulignant que son pays, qui a, également, ouvert le dialogue avec l'Iran sur son programme nucléaire, «cherche à imposer des sanctions à Téhéran qui n'a pas répondu favorablement aux propositions présentées à ce sujet».

Au sujet de la situation au Proche-Orient, il a précisé que son pays accorde un intérêt particulier à ce problème important pour le monde islamique et adopte une «politique équilibrée» à l'égard des parties.

SM le Roi reçoit M. Christopher Ross

SM le Roi Mohammed VI a reçu, jeudi au Palais royal à Tétouan, M. Christopher Ross, Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara. Cette audience s'est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri.

A cette occasion, le Souverain a réaffirmé la pleine disposition du Royaume à négocier et parvenir à une véritable solution politique définitive à ce différend régional, sur la base de la résolution du Conseil de sécurité 1871, d'avril 2009, qui invite les parties à faire preuve de réalisme et d'un esprit de compromis dans des négociations intenses et substantielles.

Sa Majesté le Roi a, également, rappelé à l'Envoyé personnel que l'Initiative marocaine d'une autonomie du Sahara, dans le cadre de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Royaume, répond parfaitement aux paramètres et directives des résolutions du Conseil de Sécurité.

Cette Initiative a été souhaitée par la communauté internationale qui a qualifié les efforts déployés, à cet égard, par le Royaume de sérieux et crédibles.

SM le Roi Mohammed VI a, enfin, précisé à l'ambassadeur Ross que pour le Maroc le mécanisme d'un référendum à options multiples, minoritaire au demeurant dans la pratique des Nations Unies, est définitivement écarté.

jeudi 18 mars 2010

Le pouvoir algérien sombre dans le ridicule


L’Algérie n’a pas convié le Maroc à prendre part à la conférence régionale sur la coopération en matière de lutte contre le terrorisme dans la région sahélo-saharienne. Le Royaume regrette cette attitude d’exclusion.

Le Maroc déplore la réaction négative de l’Etat algérien au sujet de la tenue à Alger d’une conférence sur la lutte contre le terrorisme. C’est ce qu’indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération rendu public mardi 16 mars. En fait, l’Algérie n’a pas convié le Maroc à la conférence régionale sur la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière dans la région sahélo-saharienne, qui a eu lieu hier mardi à Alger. Sept pays de la région participent à cette rencontre, à savoir le Tchad, la Libye, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Mali en plus de l’Etat hôte. «Le Maroc déplore la réaction négative des autorités algériennes et regrette cette attitude d’exclusion face à une menace pourtant commune et identifiée qui exige nécessairement une réponse concertée et collective au bénéfice de la consolidation de la paix et de la sécurité régionales et de la promotion du progrès et du développement dans toute la sous-région», souligne le communiqué du département de Taïeb Fassi Fihri. «Convaincu de la nécessité d’une démarche basée sur la conjugaison des efforts et la coordination des actions pour faire face aux défis sécuritaires régionaux, intimement liés à la paix et la stabilité de chacun des Etats de la région, le Maroc avait exprimé, officiellement, sa disponibilité à prendre part à cette réunion et à contribuer activement à son succès et avait saisi, dans ce sens, le pays hôte, l’Algérie», note le ministère.
Tout en excluant le Maroc, un partenaire stratégique de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme d’Al Qaïda, l’Algérie a affirmé paradoxalement être consciente de l’importance de la coordination entre les Etats de la région. «A l’évidence, l’instauration d’une coopération frontalière efficace et multiforme entre nos pays est cruciale», a avoué Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères, à l’ouverture des travaux de la conférence. «Notre rencontre témoigne de notre prise de conscience que la sécurité et la paix sont un préalable au développement» de cette région où «le terrorisme, qui connaît des développements dangereux, et ses alliances avec le crime organisé constituent des menaces réelles», a dit le chef de la diplomatie algérienne. En fait, la région du Sahel connaît depuis quelques années une recrudescence des activités de trafiquants et contrebandiers en tous genres mais aussi de groupes affiliés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). «L’absence du Maroc de ladite conférence régionale de coordination est inconcevable. Vu sa position géostratégique, le Maroc est un partenaire incontournable de la communauté internationale dans la lutte contre la criminalité transnationale d’Al Qaïda. Donc, d’après ce constat, cette conférence est vouée incontestablement à l’échec», souligne Mohamed Taleb, membre du Corcas dans une déclaration à ALM. «La décision d’Alger d’exclure le Maroc n’est qu’une fuite en avant. Ceci montre clairement que l’Etat algérien n’a pas la volonté de traiter de manière sincère et efficace le problème de l’AQMI. En réalité, derrière la tenue à Alger de la conférence de coordination se dissimulent les objectifs de propagande du régime algérien. Car tout le monde sait que l’Algérie est la principale source des terroristes dans la région du Maghreb», explique-t-il. «L’Algérie n’a nullement de politique sécuritaire cohérente pour la lutte contre le danger de l’Aqmi. Elle est le premier producteur de terroristes dans la région. En plus, Alger n’est toujours pas en mesure d’assurer la sécurité de ses frontières Sud. De quelle coordination régionale parle donc Alger? L’Algérie est le dernier Etat de la région à parler de la coordination. Ceci motive, à mon avis, la décision de l’exclusion du Maroc. Car si les experts marocains auraient été présents à la conférence, ils auraient tout simplement mis à nu la défaillance du système sécuritaire algérien», explique, pour sa part, Mohamed Réda Taoujni, président de l’Association le Sahara Marocain dans une déclaration à ALM. Al Qaïda au Maghreb islamique a confirmé, dans un récent communiqué, «son intention de faire de la région du Sahel son terrain de chasse privilégié, et probablement un futur Afghanistan». Selon les experts internationaux, l’expansion des activités de l’AQMI est due essentiellement à la faiblesse de la coordination entre les Etats de la région. L’exclusion du Maroc de cette conférence est la preuve de ce manque de coordination en matière de lutte contre le terrorisme.
Le 17-03-2010 à 09:57
Par : Mohamed Aswab

Une majorité de sénateurs US appelle à une solution au conflit du Sahara basée sur l'initiative d'autonomie


Une majorité bipartisane au Sénat américain a appelé, dans une lettre adressée mardi à la Secrétaire d'Etat Mme Hillary Clinton, à une solution au conflit du Sahara basée sur l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine.

"Il est de la priorité des Etats-unis de soutenir la résolution de ce conflit en se basant sur cette formule", souligne cette lettre qui a été signée par cinquante quatre (54) sénateurs, démocrates et républicains, qui se sont dits "particulièrement préoccupés par l'augmentation constante de l'instabilité en Afrique du nord", à cause de "la multiplication des activités terroristes".

"L'appui des Etats-Unis, en étroite collaboration avec nos alliés en Europe et dans la région, pourrait stabiliser la situation et inverser ces tendances inquiétantes", estime cette majorité conduite par la sénatrice démocrate, Diane Feinstein et son collègue républicain, Kit Bond, respectivement Présidente et numéro deux de la Commission des renseignements à la haute chambre.

La lettre rappelle, à ce propos, qu'un rapport, publié le 31 mars 2009 par un panel comprenant l'ancienne Secrétaire d'Etat Madeleine Albright, l'ancien commandant du grand quartier général des puissances alliées de l'OTAN, le général Wesley Clark et l'ancien ambassadeur Stuart Eizenstat, soutient que "les Etats-Unis doivent oeuvrer diligemment avec leurs partenaires en vue de résoudre le conflit du Sahara".

Rappelant la déclaration faite par Mme Clinton à Marrakech en novembre dernier, les signataires de la lettre ont convenu avec la Secrétaire d'Etat que la proposition faite en 2007 par le Maroc sur la base d'une large autonomie au Sahara est "sérieuse et crédible", soulignant que les Etats-Unis ont depuis l'Administration Clinton prôné un règlement de ce conflit sur la base de cette formule.

"Nous soutenons cette politique bipartisane américaine, ainsi que les efforts des Nations Unies pour réunir toutes les parties afin de résoudre cette question de manière pacifique autour de la table des négociations", indique-t-on de même source.

Les signataires de cette lettre ont, d'autre part, affirmé que les enjeux pour les Etats-Unis et leurs alliés en Afrique du nord sont évidents et "notre influence peut faire une différence significative en favorisant une plus grande coordination afin de réduire et éliminer la menace terroriste et en encourageant une intégration de la région porteuse de croissance économique et de prospérité".
Et de conclure que "la résolution de la question du Sahara éliminera le dernier obstacle qui entrave la stabilité de la région".


+Un soutien bipartisan déjà exprimé à la Chambre des représentants US+.

Une majorité de membres de la Chambre des représentants avait adressé, en avril dernier, une lettre similaire au président américain, Barack Obama, dans laquelle, ils ont exprimé leur préoccupation face à la "recrudescence des menaces d'al-Qaida et d'autres groupes terroristes en Afrique du Nord" et appelé à un soutien fort à la proposition marocaine d'autonomie pour résoudre le conflit du Sahara.

Les 229 députés républicains et démocrates avaient souligné que cette proposition "ouvrirait la voie à une coopération régionale plus large pour faire face aux défis sécuritaires et économiques croissants" dans cette région.

Le différend territorial non résolu du Sahara constitue "l'obstacle le plus redoutable qui empêche les efforts des Etats-Unis et ceux de leurs partenaires dans la région", déploraient les représentants du peuple américain.

Les signataires de cette lettre avaient rappelé l'évaluation faite en avril 2008 par l'ancien Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara, Peter Van Walsum, pour qui l'indépendance du Sahara "n'est pas une option réalisable", se disant convaincus que la position américaine, qui favorise l'autonomie pour le Sahara "sous souveraineté marocaine, demeure la seule solution viable".

Face-à-face maroco-algérien à Genève : Rabat met Alger au défi d’ouvrir le mouroir de Tindouf


Si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte. Cette expression proverbiale s’applique parfaitement à l’exercice périlleux auquel s’est livré, lundi, l’ambassadeur de l’Algérie auprès de l’Office des Nations unies.

Le diplomate algérien, qui évoquait de supposées « violations des droits de l’Homme au Sahara », ne croyait pas avoir mis les pieds dans un plat chaud. Or, la leçon que son homologue marocain s’est chargé de lui administrer a été magistrale. Se basant sur le rapport 2009 de Human Rights Watch, présenté très librement à Rabat, le responsable marocain a mis au défi son homologue algérien de demander à son pays ne serait-ce que d’entrouvrir les camps de Tindouf, où une tragédie humanitaire continue de se dérouler à huis clos depuis (excusez du peu) 35 années ! « Ce rapport que mon collègue algérien ne peut contester, confirme que le HCR a très peu d’accès dans les camps particulièrement pour ce qui touche le milieu judiciaire et carcéral dans les camps, domaines qui demeurent très opaques », a certifié le diplomate marocain. Ce dernier, qui voulait bien voir la paille dans l’œil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien, ne pouvait à l’évidence contredire les faits énumérés par l’ONG américaine. Pas plus que les vérités que plusieurs ONG internationales rapportaient sur le ras-le-bol de la jeunesse dans le mouroir de Tindouf, le récent soulèvement de la tribu Laâyaycha, les injures envers des femmes exposées aux viols collectifs (dont récemment une employée du HCR d’origine algérienne), le détournement des aides humanitaires … Quant à ce sombre tableau, il faudrait ajouter la compromission des services du Polisario avec la vulgate d’Al Qaïda au Maghreb, on peut méditer à loisir les énormes risques que fait planer « l’attitude irresponsable de l’Algérie » et « les effets sécuritaires désastreux » que cette même attitude pourrait engendrer sur la région méditerranéenne, le Sahel et le Sud de l’Europe ». Le diplomate marocain en veut pour preuve (et exemple) les derniers enlèvements de ressortissants européens par les terroristes de l’AQMI (Al-Qaïda dans le Maghreb islamique). Ces enlèvements apportent la preuve, à qui veut bien voir, sur « l’absence d’autorité du pays hôte sur les camps », ce qui constituerait « un terreau fertile pour la nébuleuse d’Al-Qaïda ». Citant le rapport de l’Institut américain POTOMAC de janvier 2010, intitulé « Maghreb et Sahel Terrorism : Addressing the Rising Threat from Al-Qaïda et other Terrorists in North and West/Central Africa », le responsable marocain a mis en garde contre « la vulnérabilité » préoccupante des jeunes séquestrés à l’idéologie extrémiste. La pauvreté, voire la misère, dans laquelle croupit cette jeunesse abandonnée, constituerait une pépinière propice pour la nébuleuse d’Oussama Ben Laden, qui semble trouver dans le désert vaste et non sécurisé de l’Algérie un refuge idéal pour l’exécution de ses plans terroristes. Le règlement de la question du Sahara s’avère donc plus que nécessaire pour « contrer la menace terroriste en Afrique du Nord », région qui représenterait une arrière-cuisine et une tête de pont vers l’Europe pour les agents de la pieuvre terroriste Al-Qaïda. En rapport avec la même question, une ONG internationale a attiré, lundi à Genève, l’attention sur « l’instrumentalisation du droit à l’autodétermination, par certaines parties pour des motivations idéologiques et géostratégiques avérées, en vue de porter atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc ». « Le droit à l’autodétermination ne doit pas servir d’alibi pour la désintégration d’Etats souverains », a expliqué l’Action internationale pour la paix et le développement dans la Région des Grands Lacs (AIPD), en allusion à l’Algérie et au Polisario, qui continuent d’hypothéquer par leur position stérile l’avenir de toute la région du Maghreb, et bien au-delà.




Mercredi 17 Mars 2010



Anouar JIHAD