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lundi 17 mai 2010

Le plan marocain d'autonomie, "une bonne base de négociation pour avancer sur le dossier du Sahara" (M. Lellouche)


Paris- 15/05/10- Le plan marocain d'autonomie est "une bonne base de négociation" pour avancer sur le dossier du Sahara qui "bloque l'intégration maghrébine depuis trente-cinq ans", a souligné M. Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat français chargé des Affaires européennes.

Dans un entretien publié par l'hebdomadaire international +Jeune Afrique+, dans sa dernière livraison, M. Lellouche, qui a mis en exergue les progrès réalisés par le Maroc en matière des droits de l'homme, a également évoqué le Statut Avancé dont bénéficie le Maroc dans ses relations avec l'Union européenne.
Il a souligné, a cet égard, la disposition de l'Europe, dans le cadre de sa politique de voisinage, à aider le Royaume à s'en rapprocher le plus possible, dans la perspective "d'une grande zone de partenariat".
S'agissant de l'Union pour la Méditerranée (UPM), il s'est dit convaincu que "sa construction est irréversible, qu'elle est inscrite dans l'histoire", malgré le blocage actuel dû notamment au conflit israélo-palestinien, eu égard à ses projets concrets et à l'intérêt de ses copropriétaires, des deux rives de la Méditerranée.
"Cette construction me paraît aussi incontournable que l'ONU", a-t-il dit.ll

Un groupe de 12 personnes ayant fui les camps de Tindouf rallie la mère-patrie

Laâyoune, 16/05/10- Douze personnes ont rallié récemment la mère-patrie après avoir fui les camps de Tindouf, en territoire algérien.
Les membres du groupe, qui comprend quatre femmes et cinq enfants, ont réussi à fuir le calvaire des camps de Tindouf pour rejoindre leur famille à Laâyoune.
A cette occasion, Hamoudi Hormat Cheikh (43 ans) a fait part de sa joie de regagner la mère-patrie, attirant l'attention sur les conditions de vie difficiles et misérables dans les camps de Tindouf à cause des détournements par les dirigeants du polisario des aides humanitaires destinées aux habitants de ces camps.
Il a appelé ses frères dans les camps de Tindouf à rejoindre la mère-patrie pour vivre avec leurs familles et leurs proches dans la quiétude et la sérénité.
De son côté, Zayad Al-Ansari (19 ans) s'est dit fier de retourner à la mère-patrie pour vivre dans sa ville natale Laâyoune après avoir fui les conditions inhumaines prévalant dans les camps de Tindouf.
Pou sa part, M. Sayf Allah Sid Ahmed, qui avait rallié en 1993 la mère-patrie, a exprimé sa joie du retour de son neveu Mohamed Ould Hamdi (29 ans), rappelant la situation dramatique dans les camps de Tindouf où manquent les conditions les plus élémentaires d'une vie digne.
Mme Fatemato Ment Hamoud (44 ans) a souligné, de son côté, avoir regagné la mère-patrie en compagnie de trois de ses fils en réponse à l'appel royal "la patrie est clémente et miséricordieuse".
Avec le retour des membres de ce groupe, dont l'âge varie entre 3 et 44 ans, le nombre de ralliés ayant fui les camps de Tindouf, depuis 25 mars, s'élève à 308 personnes, dont 54 femmes et 33 enfants

vendredi 14 mai 2010

Une délégation française en visite à Dakhla salue l'initiative d'autonomie et le développement des provinces du sud


Les membres d'une délégation française, comprenant deux députés et des responsables d'organisations, en visite à Dakhla, ont salué, jeudi, la pertinence de l'initiative marocaine d'autonomie et les efforts colossaux de développement des provinces du sud.


Pour Mme Chantal Bourrague, députée UMP à l'assemblée nationale française, l'initiative d'autonomie qui " a été appréciée par la communauté internationale et saluée par les Nations unies va apporter beaucoup de progrès à la région".

Après avoir rappelé le soutien de la France à l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc en vue de clore définitivement le dossier du Sahara, elle a déploré " les positions de l'Algérie et du polisario qui bloquent les efforts de paix dans cette région ".

Dans une déclaration à la presse, à l'issue d'entretiens avec le wali de la région de Oued-Eddahab-Lagouira, gouverneur de la province de Oued-Eddahab, M. Hamid Chabar, la députée française de la première circonscription de la gironde a mis en valeur les projets de développement réalisés dans les provinces du sud et plus particulièrement à Dakhla.

Dans une déclaration similaire, M. Abdoulatifou Ali, député (Modem)-mouvement démocrate- de Mayotte à l'Assemblée nationale française a salué " les efforts consentis par le Maroc dans la région et l'intérêt particulier porté à la population locale", relevant que " la proposition d'autonomie est la meilleure solution " pour le règlement de ce dossier.

Mme. Bouarragues et M. Abdelatifou sont accompagnés lors de cette visite à Dakhla, de M. Abderrahim Nehnahi, président de l'association Echange et Culture et membre du COBADE (comité de veille et d'action contre les discriminations et pour l'égalité) et du conseil de la diversité de Bordeaux, de M. Georges Bouhana, président régional et vice-président national de la LICRA (ligue internationale de lutte contre le racisme et l'antisémitisme).

Font également partie de la délégation, M. Albert Roche, président régional du CRIF (conseil représentatif des institutions juives de France) Bordeaux-Aquitaine et secrétaire général du conseil départemental de l'ordre des médecins et M. Jaon Taris, président MoDem-Gironde.

Auparavant, les membres de la délégation française avaient eu des entretiens avec le directeur adjoint du centre régional d'investissement, M. Abdallah Bouhjar, qui leur a présenté un exposé sur les secteurs clés de l'économie régionale, les programmes et investissements réalisés pour doter la région d'infrastructures modernes et valoriser les potentialités locales, outre les mesures incitatives mises en place en faveur des investisseurs.

La délégation française, qui a visité le port de Dakhla où elle s'est enquise des infrastructures mis en place pour la promotion du secteur de la pêche, devrait avoir des entretiens avec des élus locaux de Oued-Eddahab-Lagouira.

Les USA chez l’OMDH pour enquêter sur le Polisario


L’Organisation marocaine des droits humains (OMDH) présidée par Amina Bouayach, également vice-présidente de la FIDH, donne du fil à retordre au front Polisario.

L’OMDH vient en effet de demander la permission aux autorités algériennes de visiter les camps de Tindouf afin de s’enquérir de la situation des droits de l’homme sur place. Les premiers à réagir à cette demande de l’ONG marocaine réputée neutre et jouissant d’une grande crédibilité aussi bien au Maroc qu’à l’étranger sont les Etats-Unis. Ainsi, David Rance, conseiller politique de l’ambassade américaine à Rabat, a rendu visite la semaine dernière au bureau de l’OMDH afin de vérifier la véracité des « accusations » contre le Polisario. Les membres de l’OMDH lui ont founri les témoignages des familles des personnes détenues dans les camps de Tindouf.
Il s’agirait d’Ahmed Bellah Hammou, de Salem Chibani Hammou et de Mohamed Salek Oueld Keya qui ont été arrêtés par la sécurité militaire du Polisario. Selon des sources proches de l’OMDH, la situation d’Ahmed Bellah Hammou est jugée préoccupante en raison de la grève de la faim qu’il a entamé depuis plus d’un mois. L’OMDH ne se contente pas de citer ces cas, mais donne également beaucoup de détails sur la situation des détenus. Ainsi, Ahmed Bellah Hammou serait séquestré dans un centre informel à proximité de l’école 9 juin où il subirait toutes sortes de traitements inhumains et dégradants exercés sur lui par le Chef de la «zone 4», El Mustapha Ould Moulay El Bachir. D’après les informations dont dispose l’OMDH, Ahmed Bellah Hammou sera déféré devant un tribunal militaire, sur décision de Souilki Ould Al-Nettan, directeur du Centre de détention et sera jugé par le délégué militaire M. Ould Moulay Zine. L’organisation des droits de l’homme a déjà par le passé enquêté sur les violations des droits de l’homme au Sahara Occidental-notamment lors des événements de Laâyoune- et voudrait plancher sur trois cas dont elle a été saisie. Ses rapports avaient fortement gêné les autorités marocaines en raison notamment de leur impartialité et des accusations formulées à l’encontre d’agents d’autorité marocains.

Ould Abdelaziz manipulé par Alger ?



L’Algérie ne décolère pas contre le Mali. Depuis la libération par Bamako, en mars dernier, de membres d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) qu’elle détenait suite à un “deal” négocié au plus haut niveau avec la France, Alger multiplie les remontrances à l'encontre de son voisin du Sud.


En accueillant, le 13 avril dernier, le sommet des chefs d’état-major des sept pays du Sahel, l’Algérie a sous-traité le « sale boulot » à la Mauritanie. Connaissant l’animosité que nourrit l’actuel pouvoir mauritanien envers le Mali, des missi dominici algériens ont promis à Nouakchott de l’épauler si jamais elle s’attaquait frontalement à la Mauritanie lors du sommet. Les Mauritaniens n’ont pas eu besoin de beaucoup se faire prier. Dès l’entame du conclave, la délégation envoyée par Ould Abdelaziz a eu des mots très durs à l’encontre des Maliens, les accusant de faire le jeu des Français et de fricoter avec les réseaux terroristes. Choqués, les Maliens menacent alors de se retirer et de faire capoter la réunion. C’est alors que les Algériens interviennent pour calmer le jeu et rassurer la délégation malienne en insistant sur la réunification des efforts de tous les pays concernés. Les Mauritaniens n’enrevenaient pas du double langage tenu des officiels algérien, qui en coulisses les remontaient contre Amadou Tooumani Touré et en plénière gardaient leurs distances avec la colère de Nouakchott.
Les dirigeants mauritaniens se sont enfin rendus comptes qu’ils ne pouvaient pas continuer à attaquer le Mali, soutenu par la France, sans subir les foudres de Paris.

Human Rights Watch veut aller à Tindouf


Human Rights Watch (HRW), l’organisation new-yorkaise qui donne des insomnies aux dirigeants des pays du tiers-monde, désire se rendre dans les camps de Tindouf.


Eric Goldstein, directeur adjoint de l'équipe Afrique Moyen-Orient de HRW, aurait assuré l’organisation marocaine des droits humains de son appui pour sa démarche qui consiste à rendre visites aux détenus sahraouis dans les camps de Tindouf. L’OMDH accuse les services de sécurité du Polisario de torturer leurs prisonniers. Human Rights watch vient ainsi de rajouter un autre motif à son profond désaccord avec l’Algérie qui voit d’un mauvais œil l’intrusion de l’ONG américaine dans les affaires algériennes. Alger soupçonne HRW de s’être aligné sur les positions marocaines depuis que Washington a bien accueilli le plan d’autonomie présenté par Rabat comme solution au conflit qui dure depuis plus d’une trentaine d’années dans le Sahara occidental.

jeudi 13 mai 2010

Exclusif : plusieurs membres de la direction du Front Polisario seraient sur le point de rejoindre le Maroc


Selon des sources fiables, proches du ministère des affaires étrangères algérien , ainsi que des informations parvenues à « Polisario Confidentiel » à travers des membres de la diaspora Sahraouie, plusieurs membres de la direction du front Polisario, dont deux ministres en exercice, seraient enclins à rejoindre le Maroc dans les semaines qui suivent, suite à un profond désaccord avec le Secrétaire général du mouvement de Guérilla , ainsi qu’avec l’épouse de ce dernier, Khadija Hamdi, en charge des activités culturelles du Front.
Le mécontentement se serait cristallisé ces dernières semaines, avant de culminer suite à la résolution de l’ONU reconduisant le mandat de la MINURSO pour un an.
Cette résolution, violemment décriée par Mohammed Abdelaziz, aurait été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase dans l’affrontement sourd qui oppose les « progressistes » (ceux qui veulent négocier avec le Maroc sa proposition d’autonomie et l’aménager) et la ligne dure du front qui est entièrement sous la coupe des cadres du renseignement algérien ( le DRS, dirigé par le général de corps d’armée Mohammed Mediène « Toufik »).

Pour la frange progressiste, la résolution permet de négocier dans de meilleures conditions avec le Maroc, et permettrait peut-être même le retour à la table de négociations « formelle » (connu sous le nom de processus de Manhasset). Selon nos informations, les futurs dissidents seraient actuellement dans un pays de « transit » (probablement l’Espagne), et d’intenses pressions seraient exercées sur eux et leurs familles afin de les pousser à renoncer à rejoindre le Maroc…