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vendredi 11 juin 2010

L'Autonomie au Sahara, une forme avancée d'autodétermination du XXIème siècle (Membres du CORCAS)


Madrid, 10/06/10 - L'autonomie des provinces du Sud proposée par le Maroc est "une forme avancée d'autodétermination du XXIème siècle", et constitue l'unique voie "sérieuse et crédible" pour mettre fin au conflit autour du Sahara, ont affirmé Moulay Ahmed M'Ghizlat et Mlle Saadani Maoulainine, membres du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS).
Dans un entretien jeudi à l'agence de presse espagnole EFE, les deux membres du CORCAS, qui participent du 31 mai au 18 juin aux côtés d'une délégation marocaine de haut niveau aux travaux de la 14ème session du Conseil des Droits de l'Homme à Genève, ont assuré que l'autonomie "nous permettra de gérer nos propres ressources et notre propre développement, mais surtout elle permettra une chose d'une extrême importance à savoir la réconciliation entre tous les Sahraouis, ce qui est essentiel".
Pour Saadani Maoulainine, le développement des provinces du sud est "la meilleure preuve" des avantages que confère le plan d'autonomie. C'est aussi l'une des raisons à l'origine "des retours massifs de Sahraouis qui abandonnent clandestinement les camps de Tindouf", assure de son côté Moulay Ahmed M'Ghizlat.
"Le projet d'Autonomie donne confiance aux Sahraouis des camps de Tindouf ainsi qu'à la diaspora. Ceux qui sont venus ont pu constater les avancées réalisées et voir de leurs propres yeux le développement" des provinces du Sud. "Une réalité qui contredit la propagande véhiculée par le +polisario+ ", relève encore Saadani Maoulainine.
Après avoir qualifié d' "insoutenable" la situation des Sahraouis séquestrés dans "les camps de Tindouf en Algérie où les droits de l'Homme les plus élémentaires sont bafoués", Mlle Maoulainine a insisté que "l'autonomie reste l'unique solution viable et durable qui permettra la réunification des Sahraouis".
De son cô té, Moulay Ahmed M'Ghizlat a exhorté les Etats et les organisations non gouvernementales à exercer des pressions sur l'Algérie pour arrêter d'exercer sa mainmise sur le +polisario+, et permettre "la réunification des Sahraouis".
Une délégation du CORCAS prend part aux travaux de la 14ème session du Conseil des Droits de l'Homme qui se déroule du 31mai au 18 juin, dans le but de souligner les avancées du Maroc en matière de droits de l'Homme particulièrement dans la région du Sahara et de mettre en exergue la crédibilité et le sérieux de l'initiative marocaine d'accorder une large autonomie aux provinces du Sud du Royaume.

Le CIRAC très préoccupé par la persistance de graves violations des droits de l'homme dans les camps de Tindouf


Genève- Le Comité international pour le respect et l'application de la charte africaine des droits de l'Homme et des Peuples (CIRAC), a exprimé devant le Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'ONU, sa vive préoccupation suite aux constats figurant dans de récents rapports internationaux relatifs à la persistance de graves violations des droits de l'homme dans le camp militaire du Front polisario.
"Nous sommes alarmés par les atrocités commises par le Front polisario dans les camps où des milliers de personnes sont séquestrées, sans défense, ni ressources", a dénoncé le représentant de l'ONG, Franz Mekyna, lors du débat du point 4 relatif aux situations qui requièrent l'attention du CDH, réuni dans le cadre de sa 14eme session.
Après avoir attiré l'attention du Conseil sur la situation des Sahraouis marocains détenus en captivité dans les camps du polisario, l'ONG a indiqué que ces crimes sont restés impunis pendant de longues années.
Le CIRAC a cité, à cette occasion, Amnesty International qui a souligné dans son rapport de l'année 2010 que le Front polisario avait reconnu des violations des droits de l'homme dans le passé, mais n'a pas fourni des informations précises sur les détentions, la torture et les mauvais traitements et de décès en garde à vue, ni traduit en justice les responsables de ces abus.
Les témoignages des victimes et les rapports d'ONG internationales sur l'esclavage, la torture, les disparitions forcées et la déportation sont une source de préoccupation majeure pour notre organisation, a indiqué l'intervenant.
M. Mekyna a, d'autre part, fait savoir que la majeure partie de l'aide humanitaire internationale destinée aux populations des camps est écoulée sur le marché noir par la direction du polisario, qui gonfle le nombre des détenus pour manipuler les donateurs et les organismes de secours.
Notre organisation invite le Conseil des droits de l'homme à intervenir afin de permettre à la population en captivité de quitter les camps, a-t-il indiqué, précisant que la récente vague de ralliement de détenus ayant fui les camps de Tindouf, et dont le nombre dépasse 500 personnes, prouve de manière incontestable que, si le polisario accorde la liberté de circulation aux détenus sahraouis, ces derniers choisiront librement de regagner leur patrie, le Maroc pour y retrouver leur dignité grâce la proposition marocaine d'autonomie de la région du Sahara.

L'instrumentalisation de l'autodétermination par Alger a figé le Maghreb et fermé les frontières maroco-algériennes (diplomate)


Genève, 10/06/10- La "vulgate passéiste" de l'Algérie au sujet de l'autodétermination a déjà causé la stagnation du processus d'édification du Maghreb, depuis plusieurs années, au grand désespoir des peuples de cette région, a souligné l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, M. Omar Hilale.
Cette même obstination est également à l'origine de la fermeture des frontières maroco-algériennes, depuis presque deux décennies, l'Algérie conditionnant leur réouverture à son lubie pour l'autodétermination, a ajouté M. Hilale, qui répondait à la délégation algérienne lors de l'examen du point 4 relatif aux situations qui requièrent l'attention du Conseil des Droits de l'Homme (CDH), dans le cadre de la 14è session du Conseil, qui se tient actuellement à Genève.
Mais le plus grave, a-t-il averti, c'est que cette politique d'obstruction à toute solution politique autre que celle souhaitée par Alger, fait le lit du terrorisme international et favorise la progression rampante d'Al-Qaeda dans la région sahélo-saharienne.
Il a, à cet égard, rappelé que la délégation marocaine avait, en mars dernier, alerté le Conseil des Droits de l'Homme des risques liés à la prolifération des réseaux terroristes le long de la bande sahélo-saharienne causée par le blocage du règlement politique du différend régional sur la question du Sahara, s'appuyant sur le rapport de l'Institut américain POTOMAC de janvier 2010 qui confirme la réalité et l'ampleur de la menace terroriste du Sahara et son impact sur la sécurité et la stabilité des Etats de la région.
Aujourd'hui, a-t-il poursuivi, la délégation marocaine souhaite partager avec le Conseil des Droits de l'Homme des conclusions du rapport du "Centre Européen d'Intelligence Stratégique et de Sécurité" publié le mois dernier sur "le polisario et le développement du terrorisme au Sahel" et qui précise que "la récente mutation de la menace terroriste en Afrique du Nord - notamment depuis l'allégeance du GSPC à la mouvance d'Oussama Ben Laden lors de la création, en janvier 2007, de l'AQMI - donne au Conflit du Sahara, localisé en plein coeur de cette zone d'instabilité, une dimension toute particulière qui en fait un enjeu sécuritaire majeur".
Le rapport, a encore rappelé M. Hilale, ajoute qu'"au centre de cette préoccupation, on trouve le polisario, mouvement indépendantiste armé" qui "profite de sa position privilégiée dans une région échappant au contrô le des Etats pour s'enrichir en participant au trafic d'armes".
Evoquant le désir des Sahraouis de s'émanciper de la mainmise du polisario relevé par ledit rapport, l'ambassadeur marocain a indiqué que la région a enregistré depuis un mois et demi, la fuite de plus de 600 jeunes, femmes et enfants des camps de Tindouf vers le Maroc.
Ces jeunes, a-t-il dit, ont choisi le retour à la mère patrie au lieu de continuer à servir d'alibi pour l'agenda politique algérien ou de devenir des supplétifs d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique, et contre le désespoir ou le terrorisme, ils ont opté pour la liberté, démentant ainsi par leur ralliement les allégations fallacieuses de l'Algérie sur la situation des droits de l'Homme au Sahara marocain.

Une "Caravane de la Paix" de Bruxelles à Lagouira en soutien au projet d'autonomie et à la marocanité du Sahara

Bruxelles- Une "Caravane de la Paix" a démarré jeudi de Bruxelles à destination de Lagouira, en passant par Paris et Madrid, pour sensibiliser l'opinion publique européenne à la crédibilité du projet d'autonomie au Sahara et à la légitimité de la marocanité des provinces du Sud du Royaume, a-t-on constaté sur place.
La caravane, formée de plusieurs autocars transportant trois cent cinquante marocains établis dans plusieurs pays européens, un chiffre symbolique en référence aux 350.000 participants à la Marche Verte, s'est ébranlée en fin d'après-midi depuis le siège du Conseil européen.
Le cortège devra sillonner plusieurs capitales et grandes villes européennes notamment Strasbourg, siège du Parlement européen, Paris, et Madrid avant d'effectuer un périple de Tanger à Lagouira, a indiqué à la MAP, Mme Zahra Hidara, présidente de l'Association sahraouie pour la solidarité du projet d'autonomie, basée en France, et organisatrice de cette manifestation.
"Les Marocains d'Europe se mobilisent, comme à l'accoutumée, pour réitérer la marocanité du Sahara et exiger la libération de nos frères sahraouis séquestrés dans les camps de la honte à Tindouf sur le territoire algérien", a ajouté Mme Hidara.
Cette caravane, qui s'inscrira désormais dans la continuité, sera également une occasion pour réaffirmer l'attachement des Marocains, partout dans le monde, au glorieux Trô ne alaouite et réitérer l'allégeance à SM le Roi Mohammed VI, a-t-elle souligné.
"Outre les ressortissants marocains de Belgique, Pays-Bas, France, Espagne, Italie et Suisse, plusieurs autres nationalités se sont jointes à cette caravane de paix notamment des Belges, Français, Italiens, Espagnols, Luxembourgeois, Algériens, Tunisiens, Irakiens et Palestiniens", a précisé Mme Hidara.
Et de faire savoir que plusieurs hommes et femmes européens du monde de la politique, de l'art, de la culture, des médias, du sport, des sciences et du cinéma, dont l'acteur français Alain Delon, ont été conviés à accompagner cette caravane qui sera couverte par des médias belges, français, espagnols et égyptiens.
Durant le périple marocain et surtout dans les provinces du Sud, ils auront ainsi l'occasion de constater de visu l'essor tous azimuts politique, économique, social et culturel enregistré par le Royaume sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.
Prô nant la paix et le respect des droits de l'Homme, les participants devront rencontrer au cours de ce périple plusieurs responsables et leur remettre une lettre dans laquelle ils appellent la communauté européenne et internationale à faire pression sur le "polisario" et son mentor l'Algérie pour mettre fin au calvaire enduré par les Marocains retenus contre leur gré dans les geô les de Tindouf.

Ce voyage fera aussi office d'une démarche, au nom des représentants de la société civile et des familles séquestrées et torturées dans ces camps, pour exprimer leurs inquiétudes qui se confirment de plus en plus sur le terrain.
Revenant sur l'itinéraire de la caravane, Mme Hidara a indiqué que sept autocars effectueront ce voyage de Bruxelles à Lagouira (22 juin) en passant par Paris, Lyon, Marseille, Barcelone, Madrid, Algésiras, Tanger, Rabat, Marrakech, Agadir, Guelmim, TanTan, Tarfaya, Laâyoune Boujdour et Dakhla.
S'agissant du nombre des participants, elle a indiqué que des milliers de Marocains d'Europe voulaient prendre part à cette manifestation mais que seuls 350 personnes ont été retenues, expliquant qu'il s'agit d'une forte symbolique qui renvoie au nombre des participants à la glorieuse Marche Verte.
Durant le périple, un monument baptisé "Main ouverte" sera inauguré à Guelmim et sera suivi d'un lâcher de colombes en signe de paix.
Pour Mme Claudine Naassens, vice-présidente du Club de la Presse de Mons en Belgique et qui prend part à la Caravane de la Paix, cet initiative permettra aux Européens de confirmer l'esprit d'ouverture et de démocratie qui règne au Maroc et de découvrir, pour certains, et constater, pour d'autres, les grands chantiers démocratiques ouverts dans ce beau pays sous "le règne d'un Roi que tout le monde estime, aime et respecte".
"Nous permettre de visiter les régions du Sud prouve que le Maroc n'a rien à cacher et qu'il est dans son droit légitime, d'autant plus que le projet d'autonomie proposé pour ces régions a recueilli une large adhésion de la communauté internationale", a souligné Mme Naassens.
Quelques instants avant de donner le coup de départ, Mme Hidara a remis une lettre à plusieurs responsables d'institutions européennes à Strasbourg et à Bruxelles, notamment à M. Jerzy Buzek, président du Parlement européen et à M. Thorbjorn Jagland, secrétaire général du Conseil de l'Europe.
Auparavant, les participants avaient tenu un rassemblement devant le siège du Conseil de l'UE à Bruxelles pour appeler à la libération des Marocains séquestrés à Tindouf et réaffirmer la marocanité du Sahara.
Aux cô tés des portraits de SM le Roi Mohammed VI et du drapeau national, les participants de différentes nationalités brandissaient les couleurs nationales notamment de Belgique, France et de Tunisie.

Une ONG basée à Dakhla interpelle le CDH sur le calvaire des Marocains détenus dans les camps de Tindouf


Genève, 10/06/10- L'ONG Arrai, basée à Dakhla, a attiré l'attention du Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'ONU, réuni dans le cadre de sa 14ème session, sur le calvaire vécu par les sahraouis marocains détenus depuis plus de trois longues décennies dans les camps administrés par le mouvement séparatiste du Polisario, armé par l'Algérie.
Des milliers de nos concitoyens confinés dans ces camps sont privés de leurs droits les plus élémentaires et ce, en violation flagrante et des droits de l'Homme et du droit humanitaire International, a dénoncé M. Semlali Aabadila, président de cette ONG, lors du débat du point 4 relatif aux situations qui requièrent l'attention du CDH.
"Notre organisation lance à votre honorable Conseil un appel pressant afin de condamner fermement les auteurs de ces horribles actes criminels et rendre justice à la population séquestrée de Tindouf, meurtrie au plus profond de sa chair et son âme", a lancé M. Semlali à l'adresse du président du CDH.
L'intervenant a jugé inacceptable de voir aujourd'hui les intérêts géopolitiques de l'Algérie primer sur les droits les plus élémentaires d'une population qui se retrouve otage d'un conflit hérité de la guerre froide.
L'intervenant, ancien membre du groupe séparatiste du polisario, a exprimé ses regrets de "voir une congrégation d'ONG aux desseins douteux servir de porte-voix aux séparatistes du polisario, dont la raison d'être n'est autre que celle de servir d'outil de la guerre par procuration que livre l'Algérie contre le Maroc, menaçant ainsi la stabilité de toute la région maghrébine et sahélo-saharienne".
Un tel ralliement aux thèses scissionnistes déshonore ces ONG et la noble mission de la défense des droits de l'Homme, a-t-il insisté.
L'ONG Arrai a, d'autre part, demandé à la communauté internationale d'appuyer l'initiative courageuse du Maroc visant à accorder une large autonomie à la région du Sahara afin de parvenir à un règlement pacifique de cette question, à même de permettre à la population séquestrée de retrouver une dignité longtemps bafouée et de retrouver les siens dans les provinces du Sud du Maroc.
Une telle solution, largement appuyée par la communauté internationale, a-t-il dit, permettra de tourner la page douloureuse de l'un des derniers conflits hérités de la guerre froide.

jeudi 10 juin 2010

Sahara : 58 Sahraouis des camps de Tindouf rallient la mère-patrie


Dakhla- Cinquante-huit Sahraouis ayant fui les camps de Tindouf viennent de regagner le Maroc via le post frontalier sud de Guergarat dans la région de Oued-Eddahab-Lagouira.
Un premier groupe composé de 22 personnes parmi ces nouveaux ralliés est arrivé mardi à Dakhla, tandis que 36 autres individus se trouvent encore au poste de Guergarat pour les besoins de formalités administratives.
Au cours des dernières semaines, des centaines de personnes, en majorité des jeunes, ont rejoint par groupes de 15 à 40 personnes le Royaume après avoir réussi à fuir les camps de Tindouf, contrô lés par les milices du polisario.
Ces ralliés sont unanimes à souligner le ras-le-bol des habitants des camps vis-à-vis des agissements du polisario qui est, ont-ils affirmé, "complètement soumis aux instructions des dirigeants de l'Algérie dont ils se servent pour contrecarrer le Maroc dans son intégrité territoriale".
Ces ralliés s'élèvent notamment contre l'exploitation par les dirigeants du polisario des souffrances des habitants des camps pour faire perdurer le problème du Sahara et s'enrichir en détournant les aides humanitaires destinées aux séquestrés.

Le gouvernement poursuivra ses efforts pour rendre justice aux Marocains expulsés d'Algérie (Ouzzine)


Rabat, 09/06/10- Le gouvernement continuera à déployer tous les efforts nécessaires en vue de rendre justice, de soutenir et d'assister les Marocains qui ont été expulsés d'une manière injuste d'Algérie et privés de leurs biens sans aucune considération humaine ou juridique, a affirmé, mercredi, le secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Ouzzine.
Intervenant lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, M. Ouzzine a souligné que le gouvernement oeuvre à assurer une parfaite collaboration entre les parties concernées par cet important dossier de droits de l'Homme, qui revêt désormais une dimension internationale.
Il a également relevé que le comité spécial de la convention relative à la protection de tous les migrants et des membres de leurs familles a dénoncé, d'une manière claire, la position algérienne obstinée à l'encontre de ce dossier, appelant à le résoudre d'une manière définitive.
Toutes les initiatives et tentatives visant à résoudre ce dossier ont été vouées à l'échec en raison de la persistance de l'Algérie dans sa position de gel, de son refus de coopérer et de sa position hostile à la légitimé et la justesse de la question de l'intégrité territoriale du Royaume, faisant ainsi fi de ses responsabilités juridiques et éthiques, en tant que partie concernée directement par les répercussions de ce conflit régional artificiel, outre l'absence de toute normalisation des relations bilatérales, a-t-il souligné.
Les autorités marocaines ont évoqué ce dossier lors des rares rencontres avec la partie algérienne dans le cadre des tentatives visant à ouvrir un dialogue sur les différents problèmes consulaires, sociaux et humains en suspens, a ajouté M. Ouzzine, relevant que ce dialogue n'a pas pu aboutir en raison de la situation de crise entre les deux pays.
Le Maroc avait évoqué le problème des Marocains victimes d'expulsion d'Algérie en 1991 lors de la réunion de la Commission mixte maroco-algérienne chargée des biens et propriétés, a-t-il rappelé, soulignant qu'en 2003, les deux parties avaient convenu de dresser les listes des personnes victimes d'expulsion arbitraire.
En 2004, la commission mixte avait insisté, à l'occasion de sa deuxième réunion, sur la nécessité de trouver des solutions aux problèmes de ces personnes, a encore rappelé M. Ouzzine.
Le secrétaire d'Etat a, par ailleurs, fait savoir que l'Etat a oeuvré à intégrer dans la vie publique un nombre important de victimes des expulsions de 1975.